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Jardiner avec les enfants

Il fait beau (ou presque) et les hirondelles rentrent de leur lointain voyage. Dans leurs bagages, une petite graine appelée “printemps”. Semée sur tout l’hémisphère, Printemps réveille tout notre écosystème. Avec elle, les animaux sortent de leur phase d’hibernation, les insectes réinvestissent le jardin et les petits humains osent enfin mettre le nez dehors. Il est maintenant temps de s’aventurer dans le jardin, de préparer la terre pour l’arrivée des radis, concombres ou Solanum tuberosum (plus communément appelées “patate”) et de faire nos premières semences. Mais pas question de jardiner tout seul dans son coin : cette fois-ci le jardin se fera en famille. Zou, on enfile son tablier, chapeau, lunettes (s’il fait soleil), pelle et râteau… À nos végétaux !

Je découvre la permaculture

Première étape : créer son petit potager (pas très âgé).

Délimitez dans votre jardin ou sur votre balcon (dans un petit bac) un espace spécialement dédié aux expérimentations de Ptiloup. Un petit jardin rien qu’à lui, pour qu’il puisse jouer avec la terre (sans la manger de préférence) et planter ses premières fleurs, fruits et légumes.

De cette façon, Chouchou se sentira responsable de son espace et devra aussi faire preuve de patience avant de pouvoir récolter le fruit de son travail…

Mais le travail de jardinier ne s'arrête pas aux plantations. Être un bon jardinier, c’est savoir observer. Observer ces insectes qui fourmillent sous nos pieds. Observer le ciel et attendre les premières éclaircies. C’est prendre soin de notre écosystème et de la biodiversité, ce sont les préceptes d’une culture riche et résistante.

Alors, au placard herbicides et pesticides et bienvenus coléoptères, carabes et mauvaises herbes. Rien de tel qu’un gang de coccinelles pour éradiquer les pucerons venus par milliers sur nos plantations (1 coccinelle peut dévorer jusqu’à 150 pucerons par jour). Des carabes pour chasser limaces et gros escargots mangeur de salades et des abeilles, qui, avec la pollinisation en période de floraison assurent près de 85% de la production de fraises. Alors oui, c’est vrai, parfois ils nous font un peu peur ces insectes, mais si on les laisse tranquille ils nous laissent tranquille. Et pour les observer d’un peu plus près on peut même leur construire un petit abri. Morceaux de bois et pommes de pin pour le côté chaleureux, pailles et brindilles pour un aspect plus cosy sans oublier la terrasse avec balcon. Autrement, il vous suffit de naviguer sur notre site Wesco pour trouver l'hôtel (à insectes) de votre choix.

Maintenant il est temps de parler plantation.

Je plante des choux mais pas que…

À chaque saison ses plantations. Certains plants mettront plusieurs mois à devenir grands, pour d’autres il suffira de quelques jours. Mais tous se retrouveront un jour dans notre assiette. Par exemple, pour le menu de ce midi en entrée, on privilégie les radis et la salade.

Les radis sont de loin les plants les plus faciles à cultiver. Il peuvent être semés toute l’année et poussent très rapidement (18 jours environ). Petit conseil du jardinier, semez-les avec les carottes, ils repoussent les mouches.

Pour les salades, c’est la même chose : mâche, frisée, feuille de chêne, iceberg pommées ou à couper, il est très facile de s’en occuper. Privilégier les mois de février, mars, avril avec une culture sous tunnel (film plastique). Et pour éviter les salades toutes trouées, mettre un peu de paillage de chanvre c’est écolo et ça repousse les limaces.

Pour le plat de résistance ce sera frites !

Ah non, les plantations de frites n’existent pas encore, préférez un pied de pommes de terre, accompagné de tomates cerises en guise de Ketchup 😉

De petites tomates cerises à planter à la mi-mai (mi-mars sous serre avec une température d’au moins 20°) On n’oublie pas de mettre un tuteur pour que le pied reste droit. Les arroser copieusement. N’hésitez pas à installer un récupérateur d’eau de pluie au fond du jardin…

Un petit peu d’aromates pour pimenter le tout, basilic, thym et laurier, ciboulette et persil, autant de petits plants qui demandent peu d’attention et poussent n’importe où (ne pas les confondre avec les mauvaises herbes).

Enfin, le dessert : un petit florilège de fraises, Gariguettes, de Plougastel, Charlotte ou Maras des Bois à planter dès le printemps (mars/avril) s’il s’agit de godets, ou en juillet pour les racines nues. Bien exposées au soleil, il sera possible de les manger dès le mois de juin.

Et voici un petit menu riche en fruits et légumes du jardin. Et quelque chose me dit qu’il sont encore meilleurs si Chouchou les cultive.

Et après je recycle

Je vous vois venir, toutes ces épluchures vous comptiez les mettre à la poubelle ? Et si vous les mettiez dans un seau à part pour en faire du compost ?

Le compost c’est un peu comme une montagne de détritus biodégradables. On y accumule les déchets verts du jardin et de la cuisine (épluchures, marc de café, etc.) et on laisse faire la nature. Facile !

Des centaines de milliers de micro-organismes (bactéries, levures, champignons microscopiques…) vont alors se réunir pour dévaler les pistes et transformer cette peau de banane ou ce morceau de betterave en compost de couleur brun/noir. Mais attention, nos bactéries ont de petits estomacs, il leur faut entre 6 mois et 1 an pour digérer notre tas de déchets et le transformer en engrais organique nutritif.

Ps : n’hésitez pas à faire plusieurs petits tas de déchets, tous les 6/8 mois (pas la peine de reconstituer la chaîne des Pyrénées) mais, de cette façon, vous laisserez ces petites bactéries travailler en paix.

Puis vient le moment d’étaler notre “engrais” sur le potager.

Pas besoin de sortir le masque à gaz, une paire de gants et le tour est joué. À l’aide d’une pelle et d’un rateau, étalez le compost fait maison sur le potager.  Celui-ci va alors apporter à la terre l’azote et le carbone nécessaire aux plantes et agir sur la rétention d’eau. La terre est alors mieux aérée, l’idéal pour garder un sol vivant et des végétaux en pleine forme !

Bon jardinage

 

Sources :

Potager de balcon

Eveil et nature

La pause jardin

Permaculture design

Rustica

Au jardin

 

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Enfant 3-12 ans
Comprendre et apprendre les mathématiques avec la méthode Singapour

Tous les 4 ans, l’étude comparative Timss mesure le niveaux des élèves de CM1 et de 4e de plus de 50 pays sur leurs capacités en Mathématiques et en Sciences.

A nouveau, l’édition Timss 2019 met en lumière les difficultés des petits français-ses, en bas de classement et sous la moyenne européenne.

Face à cette baisse continue du niveau des élèves français, le député et mathématicien Cédric Vilani, dans un rapport remis en février 2018, évoquait la nécessité de "réconciliation" avec les mathématiques et du plaisir d’apprendre. Ce rapport recommandait également à l’ensemble des partenaires pédagogiques de s’inspirer de la méthode Singapour.

Et si on vous en disait plus sur cette méthode progressive et ludique pour enseigner et faire aimer les maths aux enfants ? Ça vous tente ?

Qu’est-ce que la méthode Singapour ? 

Les élèves de Singapour sont aujourd’hui les meilleurs du monde en  mathématiques alors qu’ils étaient en bas de classement il y a 40 ans.

C’est en 1965, lors de l’indépendance de Singapour, que l’Etat décide de prendre les choses en main. En 1980, des didacticiens réalisent une synthèse de ce qui fonctionne en didactique des mathématiques. La méthode Singapour est née !

Cette technique d’apprentissage progressive a pour objectif d’inciter les enfants à passer du concret à l'abstrait et du simple au complexe...

Étymologiquement, le mot “comprendre” en latin, il signifie “saisir avec”, “prendre”. On comprend mieux lorsqu’on fait par soi-même. L’enfant a besoin de se sentir investi dans ce qu’il fait pour comprendre pleinement son acte et trouver des solutions à son problème.

Du CP jusqu’à la 6ème 

Dès le CP, les notions et opérations simples sont étudiées par couple (addition et soustraction, multiplication et division…), de manière approfondie jusqu’à ce que les élèves en comprennent le sens et les maîtrisent parfaitement.

L’apprentissage progressif repose sur l’approche dite “concrète - imagée - abstraite” et par la mise en application d’une grande variété de problèmes. Très tôt, les élèves sont incités à user de plusieurs stratégies pour la résolution des problèmes.

La phase concrète (par l’objet)

Les élèves sont guidés dans leur compréhension du concept grâce à la mise en situation ou la manipulation d’objets concrets (manipulation de cubes, de jetons, parts de gâteaux…).

Nos outils de manipulation

La représentation imagée 

Les objets sont remplacés par des images : la modélisation. Par exemple, dans la résolution d’un problème, une pile de 5 cubes représente le chiffre 5, puis une pièce de 5 centimes…

La représentation abstraite (Chiffres et symboles) 

Le recours aux seuls symboles mathématiques constitue l’objectif de cette ultime étape.

Progressivement, les élèves apprennent à utiliser exclusivement les chiffres et les symboles.

La verbalisation 

La verbalisation permet d’approfondir la compréhension du problème. Elle permet à l’enfant de décrire et d’expliquer ce qui l’a aidé à aboutir à la résolution du problème.

Lorsqu’il verbalise sa pensée et son raisonnement, cela aide l’adulte à voir si la méthode est réellement acquise ou non par l’enfant. Verbaliser permet de mettre des mots sur le problème et favorise sa résolution.

Petite technique : une fois que l’enfant a résolu le problème, invitez-le à venir exposer devant la classe son raisonnement ainsi que la solution du problème. C’est l’aboutissement de la compréhension du problème pour l’enfant et l’enseignant.

Pourquoi utiliser la méthode Singapour ? 

  • acquisition de bases solides par l’apprentissage en profondeur ;
  • meilleure connexion entre les différentes notions mathématiques apprises ;
  • apprentissage ludique et attrayant, la manipulation d’objets est plus porteuse de sens pour l’enfant qui comprend mieux ce qu’il fait et l’intérêt des opérations mathématiques ;
  • amélioration de la confiance en soi par la progressivité de l’approche et les différentes stratégies qui peuvent être utilisées pour résoudre un problème..

Comment mettre en place la méthode Singapour ? 

Afin d’aborder cette méthode dans votre classe, ou avec votre enfant, nous vous conseillons de bien assimiler les concepts. Plusieurs ressources s’offrent à vous sur internet ou même dans différents manuels.

Vous pouvez vous aider du Guide pédagogique (CP-CE1) développé par Jean-Michel Jamet, professeur des écoles et de son site internet.

Vous retrouverez également comment aborder les 4 opérations dès le CP et les différents concepts clés sur le site de la librairie des écoles.

Pour vous équiper, nous vous avons sélectionné du matériel spécifique : cubes colorés, en bois, avec des fiches d’apprentissages.

Réglettes nombres 

Base 10 en bois 

Maxi lot cube base chiffre et ses apprenti’fiches

Aujourd’hui, la méthode Singapour n’a plus rien à prouver concernant son efficacité et tente de rentrer pleinement dans le système scolaire Français. Il ne vous reste plus qu’à vous laisser tenter, essayer, puis moduler votre méthode selon le besoin de chaque enfant…

À lire aussi sur notre blog 

Comment développer les compétences mathématiques dès le plus jeune âge ? 

Les 8 types d'intelligences multiples 

Pédagogie coopérative : comment encourager le tutorat entre les élèves ? 

Pour aller plus loin 

Guide pédagogique de la méthode Singapour 

La méthode de Singapour selon Jean-Michel Jamet 

Et si les Français devenaient aussi forts en maths que les Singapouriens ? 

Sources 

La librairie des écoles 

Vidéo : La méthode Singapour 

RTL : L’étude du niveau des petits Français en maths 

France info : le niveau des élèves français en maths et sciences

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