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Quand changer Bébé devient un combat

Votre bébé a 18 mois, 2 ans ou bientôt 3 ans et le moment du change devient compliqué à gérer ? La couche peut être un sujet de fâcherie à cet âge. S’allonger sur le matelas de change, enlever la couche, nettoyer les fesses, remettre une couche propre… tout fait râler, crier, pleurer, se débattre votre bébé si doux il y a encore quelques semaines. Que faire ?

Pourquoi Bébé ne veut plus être changé ?

Alors que vous viviez une idylle de la couche sans tache (enfin…), voilà que son envie d’indépendance vient compromettre la sérénité de ce moment complice. Mais pourquoi ?

Vous avez passé plusieurs mois à lutter avec brio contre les érythèmes fessiers, à respecter une hygiène dépassant toutes vos expectatives et à prévenir les redoutés retournements de Bébé sur table de change. Vous aviez appris à apprécier ces temps de complicité, d’éveil et de découvertes… Mais le vent a tourné. Maintenant, votre petit asticot vous montre qu’il peut exercer son libre arbitre et qu’il est loin du petit paquet mignon en photo sur Instagram.

Ma chère phase d’opposition

Vers 2, 3 ans, tous les enfants traversent une période d’opposition.

Il vous tient tête ? C’est normal. Crispant, mais normal. C’est sa façon de vous montrer qu’il grandit, qu’il est conscient d’être une personne à part entière et que vous avez bien fait votre travail de parent.
Votre enfant traverse ce que le Professeur Margaret S. MALHER, psychiatre et psychanalyste, a nommé le processus de séparation-individuation.

Elle distingue ainsi deux naissances pour le petit d’homme :

  • la naissance biologique, lors de l’accouchement ;
  • la naissance psychologique de l'individu, lorsqu’il prend conscience de son individualité (et apprend le je).

Sa deuxième naissance est un processus intrapsychique lent qui conditionne toute sa vie et qui ne prend fin qu’avec le trépas.

La première étape de ce processus est la séparation-individuation.
L’attachement est encore une fois au centre de son développement. C’est grâce à un attachement sécure que le petit peut gagner en autonomie et se tourner vers les autres.
C’est également grâce à cet attachement que votre enfant « ose » vous dire à quel point il est mécontent.

Il vous hurle dessus, réjouissez-vous ! Il vous fait confiance pour accueillir son mécontentement. NB : le savoir, ça aide !

Comment transformer l’art martial de bébé en art du change ?

Ses pieds jetés dans votre estomac, bien que tout petits et extrêmement trognons, sont tout de même douloureux. Cette situation, si elle devient une routine, n’est pas acceptable, ni pour vous, ni pour lui. Vous finissez par être tendu.e.s, anxieux.se.s et votre petit s’enferme dans ses réactions.

Plusieures possibilités s’offrent à vous pour surmonter ce moment et retrouver une certaine sérénité :

Opération « Tous au sol »

Pas question de rester en hauteur avec Vermisseau. Il bouge trop et vous ne serez pas assez rassuré.e.s pour le changer. Mieux vaut prendre les devants et vous mettre en sécurité, au niveau du sol, sur un matelas douillet ou sur une serviette éponge pliée. Vous convoquerez votre souplesse pour l’occasion et vous verrez que tout se passera mieux.

Jouez, petits bébés

Si vous réussissez à voir le temps du change comme un temps d’éveil et d’attachement, l’enfant peut aussi avoir plaisir à se laisser porter par vos soins. Tendresse, comptines, jeux, histoires à mimiques, tout est bon pour transformer la corvée en moment d’échange. Mais ne vous attendez pas à ce que le tout-petit soit coopératif indéfiniment. Son devoir est aussi de vous montrer qu’il grandit.

Debout camarade !

Allongé, ce n’est plus possible ? Essayez de le changer debout. Ainsi installé, le jeune enfant garde le contrôle de la situation et ne se sent plus contraint dans une position qu'il ne veut pas prendre. Les couches-culottes à enfiler pourront être un bon allié pour l’occasion.

C’est comme tu veux, mon.a grand.e

Il est tout à fait possible qu’en lui offrant la possibilité de choisir (assis.e, debout ou allongé.e), et donc d’agir sur son environnement, il demande par la suite à être allongé. Se sentir respecté dans ses choix, même à cet âge, est essentiel à la construction de l'estime de soi. De ce fait, Bébé coopère plus facilement.

Le partage des tâches

Vous pouvez lui demander d’être acteur de son sort. Ainsi, peut-être peut-il tenir le coton pendant que vous enlevez la couche souillée, tenir le tube de crème ou mettre sa couche à la poubelle « comme un grand ». Même s' il est difficile de le voir, votre nourrisson est déjà « grand ».

Et si tu changeais ta couche tout.e seul.e ?

Je vois déjà vos sourires crispés à l’évocation d’une scène cataclysmique pleine de débordements et de mains sales… Mais imaginez plutôt un contrat passé avec l’enfant : « Quand tu as fait pipi, tu peux te changer seul. Ensuite, nous irons nous laver les mains correctement ensemble. Pour les selles, c’est l’adulte qui le fera ». Comme cela, il garde le contrôle sur son corps et vous, vous préservez l’hygiène de l’enfant.

Zen, restons zen

Facile à dire… Mais votre calme peut agir en miroir et ainsi lui inoculer votre zenattitude le temps du change. Surtout, votre impassibilité risque de décourager les velléités d’opposition de Roudoudou et faire retomber toute son énergie comme un soufflé qui aurait attendu un peu trop longtemps après être sorti du four.

En bref

Votre tout-petit grandit tellement vite ! Il vous montre ses grandes capacités, ses nouveaux savoir-faire tout neufs.

Offrez-lui la possibilité de vous montrer ses exploits, il va adorer vous impressionner !

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Enfant 3-12 ans
Comprendre et apprendre les mathématiques avec la méthode Singapour

Tous les 4 ans, l’étude comparative Timss mesure le niveaux des élèves de CM1 et de 4e de plus de 50 pays sur leurs capacités en Mathématiques et en Sciences.

A nouveau, l’édition Timss 2019 met en lumière les difficultés des petits français-ses, en bas de classement et sous la moyenne européenne.

Face à cette baisse continue du niveau des élèves français, le député et mathématicien Cédric Vilani, dans un rapport remis en février 2018, évoquait la nécessité de "réconciliation" avec les mathématiques et du plaisir d’apprendre. Ce rapport recommandait également à l’ensemble des partenaires pédagogiques de s’inspirer de la méthode Singapour.

Et si on vous en disait plus sur cette méthode progressive et ludique pour enseigner et faire aimer les maths aux enfants ? Ça vous tente ?

Qu’est-ce que la méthode Singapour ? 

Les élèves de Singapour sont aujourd’hui les meilleurs du monde en  mathématiques alors qu’ils étaient en bas de classement il y a 40 ans.

C’est en 1965, lors de l’indépendance de Singapour, que l’Etat décide de prendre les choses en main. En 1980, des didacticiens réalisent une synthèse de ce qui fonctionne en didactique des mathématiques. La méthode Singapour est née !

Cette technique d’apprentissage progressive a pour objectif d’inciter les enfants à passer du concret à l'abstrait et du simple au complexe...

Étymologiquement, le mot “comprendre” en latin, il signifie “saisir avec”, “prendre”. On comprend mieux lorsqu’on fait par soi-même. L’enfant a besoin de se sentir investi dans ce qu’il fait pour comprendre pleinement son acte et trouver des solutions à son problème.

Du CP jusqu’à la 6ème 

Dès le CP, les notions et opérations simples sont étudiées par couple (addition et soustraction, multiplication et division…), de manière approfondie jusqu’à ce que les élèves en comprennent le sens et les maîtrisent parfaitement.

L’apprentissage progressif repose sur l’approche dite “concrète - imagée - abstraite” et par la mise en application d’une grande variété de problèmes. Très tôt, les élèves sont incités à user de plusieurs stratégies pour la résolution des problèmes.

La phase concrète (par l’objet)

Les élèves sont guidés dans leur compréhension du concept grâce à la mise en situation ou la manipulation d’objets concrets (manipulation de cubes, de jetons, parts de gâteaux…).

Nos outils de manipulation

La représentation imagée 

Les objets sont remplacés par des images : la modélisation. Par exemple, dans la résolution d’un problème, une pile de 5 cubes représente le chiffre 5, puis une pièce de 5 centimes…

La représentation abstraite (Chiffres et symboles) 

Le recours aux seuls symboles mathématiques constitue l’objectif de cette ultime étape.

Progressivement, les élèves apprennent à utiliser exclusivement les chiffres et les symboles.

La verbalisation 

La verbalisation permet d’approfondir la compréhension du problème. Elle permet à l’enfant de décrire et d’expliquer ce qui l’a aidé à aboutir à la résolution du problème.

Lorsqu’il verbalise sa pensée et son raisonnement, cela aide l’adulte à voir si la méthode est réellement acquise ou non par l’enfant. Verbaliser permet de mettre des mots sur le problème et favorise sa résolution.

Petite technique : une fois que l’enfant a résolu le problème, invitez-le à venir exposer devant la classe son raisonnement ainsi que la solution du problème. C’est l’aboutissement de la compréhension du problème pour l’enfant et l’enseignant.

Pourquoi utiliser la méthode Singapour ? 

  • acquisition de bases solides par l’apprentissage en profondeur ;
  • meilleure connexion entre les différentes notions mathématiques apprises ;
  • apprentissage ludique et attrayant, la manipulation d’objets est plus porteuse de sens pour l’enfant qui comprend mieux ce qu’il fait et l’intérêt des opérations mathématiques ;
  • amélioration de la confiance en soi par la progressivité de l’approche et les différentes stratégies qui peuvent être utilisées pour résoudre un problème..

Comment mettre en place la méthode Singapour ? 

Afin d’aborder cette méthode dans votre classe, ou avec votre enfant, nous vous conseillons de bien assimiler les concepts. Plusieurs ressources s’offrent à vous sur internet ou même dans différents manuels.

Vous pouvez vous aider du Guide pédagogique (CP-CE1) développé par Jean-Michel Jamet, professeur des écoles et de son site internet.

Vous retrouverez également comment aborder les 4 opérations dès le CP et les différents concepts clés sur le site de la librairie des écoles.

Pour vous équiper, nous vous avons sélectionné du matériel spécifique : cubes colorés, en bois, avec des fiches d’apprentissages.

Réglettes nombres 

Base 10 en bois 

Maxi lot cube base chiffre et ses apprenti’fiches

Aujourd’hui, la méthode Singapour n’a plus rien à prouver concernant son efficacité et tente de rentrer pleinement dans le système scolaire Français. Il ne vous reste plus qu’à vous laisser tenter, essayer, puis moduler votre méthode selon le besoin de chaque enfant…

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Comment développer les compétences mathématiques dès le plus jeune âge ? 

Les 8 types d'intelligences multiples 

Pédagogie coopérative : comment encourager le tutorat entre les élèves ? 

Pour aller plus loin 

Guide pédagogique de la méthode Singapour 

La méthode de Singapour selon Jean-Michel Jamet 

Et si les Français devenaient aussi forts en maths que les Singapouriens ? 

Sources 

La librairie des écoles 

Vidéo : La méthode Singapour 

RTL : L’étude du niveau des petits Français en maths 

France info : le niveau des élèves français en maths et sciences

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