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L’importance des rituels en accueil collectif

A la crèche comme à la maison, rituels et routines sont nécessaires aux enfants. Ils leur permettent de rythmer leur journée, alors même que ces derniers n’ont pas encore la notion du temps, mais plutôt du nombre de “dodos”. Quels sont les avantages de ces habitudes pour le développement de l’enfant et son bien-être au sein du groupe ?

Qu’est-ce qu’un rituel ?

Le rituel se définit comme une action répétée dans le temps et dans l’espace, qui jalonne le quotidien de l’enfant. Ce moment prévisible et organisé par les encadrants lui permet d’anticiper la venue des temps importants comme l’accueil du matin, le repas, la sieste et le goûter, et ainsi de se repérer dans le temps et l’espace. Parfois, il peut être instauré par l’enfant lui-même comme dire au revoir à son parent depuis la fenêtre chaque matin. Mais attention, pour être identifié comme un rituel, l’événement doit réellement s’inscrire dans la durée, jalonner le quotidien de l’enfant et l’aider à comprendre ce qui se passe autour de lui.

Le rituel ou le besoin de répétition

L’enfant n’aime pas l’imprévisible qui va le placer en situation de stress. Le rituel répond à un besoin d’appropriation de l’enfant par la redondance, important pour son cerveau. En effet, comme il lui est impossible d’appréhender la notion du temps, les rituels lui offrent la possibilité d’identifier le moment de la journée : par exemple,  le “Bonjour” du matin, les comptines avant le repas, la lecture avant la sieste, En se référant aux actions ritualisées, l’enfant comprend mieux où il va et identifie peu à peu “l’avant” et “l’après”. Ainsi, il peut anticiper, “ordonner” sa journée tout en développant sa capacité à prévoir. Le rituel le rassure sur le plan émotionnel en lui donnant un point de repère sur les actions à venir et évite toute source de stress.

L’enfant, acteur de l’organisation

Au-delà du réel besoin pour l’épanouissement de l’enfant, les rituels sont essentiels pour organiser la vie au sein des lieux d’accueil collectifs, notamment au sein des différents groupes. Faisant souvent suite aux moments de transition comme la séparation du matin, le rituel d’accueil et de bonjour est, par exemple, un élément de réassurance fort qui facilite la séparation avec les parents, et renforce par là même l’appartenance au groupe de la crèche. Par exemple, vous pouvez accueillir les enfants de votre section en les réunissant autour d’un support d’affichage. Ils cherchent alors leurs photos pour pouvoir les positionner sur le tableau de présence : vous pouvez alors “faire l’appel” tout en permettant aux enfants d’apprendre le nom de tous leurs petits camarades.

Autre moment fort : le changement de section ; le rituel prend alors tout son sens face aux nombreux changements auxquels sont confrontés les enfants. En plus de rythmer la journée de l’enfant, il va aider l’enfant à définir son nouvel environnement et à vaquer sereinement à ses occupations. D’autre part, ils marquent les différents moments de la journée et permettent d’amener le groupe vers les différentes activités de manière plus sereine. Ainsi, donner le repas aux bébés toujours dans le même ordre permettra de faire comprendre à Lucas que lorsque Anna et Camille auront pris leur repas, ce sera son tour. Ce n’est pas celui qui pleure qui sera servi en premier. En outre, il est important de préserver le rythme de chaque enfant à la crèche : pour cela, le rituel peut être un excellent adjuvant. Ainsi, si un enfant réclame les bras tout le temps, on lui donnera un grand jouet qui ne sera qu’à lui, et qui lui servira de repère pour lui indiquer qu’on ne peut pas le prendre dans les bras à ce moment-là. Ainsi, en plus de rythmer la journée, le rituel permet au groupe comme aux professionnels qui l’encadrent d’évoluer sereinement.

 

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Bébé 0-3 ans
Comment aider l’enfant à s’endormir ?

La routine du sommeil revient tous les jours, que ce soit à la sieste ou le soir. S'il n'existe pas de méthodes miracles pour endormir les enfants, certaines conditions sont plus propices au sommeil.
Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous donne quelques conseils pour accompagner l’enfant en toute sérénité dans les bras de Morphée.

Dis-moi… Comment aider l’enfant à s’endormir ?

Le sommeil est nécessaire pour le développement du cerveau, la croissance du corps et le renforcement du système immunitaire. En faisant des activités calmes avant le coucher et en diminuant la lumière, l’adulte prédispose l’enfant à mieux s’endormir. C’est la glande pinéale ou épiphyse qui sécrète la mélatonine que l’on appelle l’hormone du sommeil. Elle est produite en absence de lumière et a pour mission principale de réguler le cycle du sommeil et de l’éveil. Tamiser ou éteindre la lumière aide donc l’enfant à s’endormir. Au contraire, la lumière vive et intense, comme celle des écrans, freine la production de mélatonine, ce qui nuit au sommeil.
Établir une routine prévisible au coucher rassure l’enfant car il sait ce qu’il va se passer. Lorsqu’il se sent en sécurité, il peut s’endormir plus facilement. Au besoin, une couverture ou un doudou auquel il est particulièrement attaché peut l’aider à se réconforter. Calme et détendu, l’enfant rejoint alors le pays des rêves en toute quiétude.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Établir une routine prévisible comprenant des activités calmes au coucher rassure l’enfant car il sait ce qu’il va se passer.
  • Proposer à l’enfant son doudou ou autre objet réconfortant (veilleuse, musique...) afin de le rassurer si de l’angoisse se fait ressentir.
  • Bannir les écrans avant le sommeil afin de favoriser la production de mélatonine.
  • Si le sommeil de l’enfant devient problématique pour la famille (fatigue intense des parents...), n’hésitez pas à en parler avec un spécialiste et surtout vous faire aider pour votre entourage. Il est important de vous protéger autant que protéger l’enfant.
  • Afin que l’enfant prenne l’habitude de s’endormir par lui-même, essayer dans la mesure du possible de le coucher quand il est encore éveillé.

 

Pour aller plus loin

Bébé 0-3 ans
Pourquoi les enfants ont besoin d’aide pour réaliser une tâche ?

Entre 1 et 3 ans, l’enfant a besoin d’un petit coup de pouce de votre part pour réaliser une tâche. En effet, son cerveau ne sachant pas encore organiser ses tâches, l’enfant est focalisé sur le moment présent.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous aide à comprendre le schéma de pensée de l’enfant et vous donne quelques astuces pour l’aider à organiser la tâche à réaliser.

Dis-moi… Pourquoi les enfants ont besoin d’aide pour réaliser une tâche ?

Notre petit Ludovic se prépare pour jouer avec de la pâte à modeler. Mais son éducatrice lui demande de ranger d’abord le casse-tête de train, avec lequel il jouait. Son envie de profiter du moment présent prend alors le dessus et lui fait oublier la consigne de son éducatrice : Ludovic recommence à jouer. Cette attitude est tout à fait normale pour un enfant de son âge : plus l’enfant est jeune, moins il est capable de planifier. Son cerveau n’est pas assez mâture : l’enfant est alors davantage concentré sur le moment présent et le plaisir immédiat.
Ainsi, vous pouvez diviser la tâche en plusieurs étapes compréhensibles et à répéter les consignes. Dans le cas présenté, l’éducatrice indique à Ludovic de ranger les pièces dans la boîte puis, elle lui signifie d’aller placer la boîte sur l’étagère.
L’adulte permet ainsi à l’enfant de développer sa propre capacité de planification, ce qui est indispensable notamment pour l’ensemble des tâches quotidiennes.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Nommer et décrire les tâches à réaliser
  • Accompagner l’enfant dans la priorisation et l’aider à séquencer ses tâches
  • Etre un acteur accompagnant sans se substituer à l’initiative de l’enfant
  • Valoriser les tâches accomplies
  • Donner des consignes courtes et concrètes
  • Découper la tâches en petites parties
  • Être un modèle, faire preuve d’exemplarité
  • Instaurer des routines
  • Offrir des choix et apprendre à sélectionner

Pour aller plus loin

Bébé 0-3 ans
Peut-on laisser un enfant jouer seul, à l’écart du groupe ?

Alors que vous êtes en train de mettre en place une activité de groupe, un des enfants se met à l’écart du groupe pour jouer seul. Vous êtes alors quelque peu inquiet par son attitude, bien que vous sachiez que le jeu libre est la première forme de jeu à laquelle s’adonnent les bébés.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous donne les clés pour comprendre votre rôle dans pareille situation.

Dis-moi… peut-on laisser un enfant jouer seul, à l’écart du groupe ?

Bien sûr ! Le fait qu’un enfant se retire pour jouer seul et librement n’est pas un problème. Néanmoins, vous devez vous assurer que l’enfant ne reste pas dans son coin ou ne s’isole pas pour éviter d’entrer en relation avec ses autres camarades.

Dans la situation présentée, Jérémie s’écarte du groupe pour jouer dans le coin costumes alors que ses petits camarades réalisent l’activité de bricolage proposée par l’institutrice. Il essaye plusieurs déguisements avant de trouver celui qui lui convient. Ainsi, l’absence de règles encourage la créativité de l’enfant et l’amène à faire des choix par lui-même ce qui développe son autonomie et sa confiance en lui.

En offrant la liberté de jouer seul et en n’intervenant pas dans le jeu, l’adulte permet à l’enfant de passer un bon moment tout en lui permettant d’apprendre son rythme.

L’importance du jeu libre

Tous les enfants ont besoin de jouer seuls : c’est comme un retour aux sources pour eux car c'est ainsi qu’ils ont commencé. En effet, ce n’est que vers 2-3 ans qu’ils commencent à partager des jeux avec d’autres enfants, d’abord sans interagir puis en développant la coopération, l’entraide et le compromis.
Jouer seul apporte de nombreux bienfaits à l’enfant : il va y développer son autonomie, créativité et sa confiance en lui. Cela va lui permettre de découvrir son environnement et ses limites.
S'isoler d’un groupe peut aussi être ressourçant pour celui qui passe ses journées en collectivité : le jeu libre peut alors se révéler comme un temps plus calme où l’enfant recharge ses batteries.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Laisser des jouets adaptés à son âge, ses goûts et ses capacités à portée de mains.
  • Laisser l'enfant prendre des initiatives et expérimenter.
  • Garder un œil sur l’enfant, sans intervenir ; vous pouvez faire des commentaires positifs sur son jeu pour l’encourager.
  • Permettre à l’enfant qui s’est isolé de raconter/montrer ce qu’il a fait aux autres et de découvrir ce que ses camarades ont fait.

En savoir plus sur le sujet :

Pour aller plus loin :

Pourquoi laisser les enfants jouer sans règles ni consignes

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