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AccueilBébé 0-3 ansL'œil du proHistoires du soir : quelles lectures choisir ?

Histoires du soir : quelles lectures choisir ?

“Il était une fois”, quatre mots qui résonnent à l’oreille des enfants comme la promesse de nouvelles aventures et découvertes. Attendue avec impatience par les enfants, l’histoire créé un moment suspendu et privilégié avec le parent ou l’adulte. C’est aussi une étape importante du développement de l’enfant. Voici quelques clés pour l’accompagner.

De 0 à 2 ans, les explorations sensorielles

Dès la naissance, le son de la voix de l’adulte éveille Bébé et capte son attention. Lorsque l’adulte lui raconte une histoire, lue ou issue de sa mémoire, Bébé est captivé et observe avec attention les mots qui sortent de la bouche de celui-ci. Ce premier contact avec la lecture et l’imaginaire est une première invitation pour Bébé : très vite, il aura envie de participer, de toucher les livres, d’en découvrir les images et... d’imiter l’adulte. Ce premier stade de l’exploration sensorielle peut être accompagné grâce aux livres d’éveil à toucher, colorés et doux puis aux imagiers.

De 3 à 6 ans, le temps des histoires du quotidien…

Lorsqu’il grandit, l’enfant commence à afficher et à affirmer ses préférences : il est donc important d’accompagner cette prise de conscience en lui offrant le choix de sa lecture du soir parmi son livre préféré, un qu’il connaît et un nouveau livre. Choisissez plutôt des histoires, reflet de son quotidien ou de son environnement au déroulement simple. Parmi les incontournables on retrouve Drôles de Petites Bêtes ou encore Timoté. Ces héros sont un premier pas vers les aventures fantastiques  que vous pourrez aborder dès que l’enfant voudra découvrir de nouveaux horizons.

…avant l’aventure !

S’il aime écouter des histoires qui résonnent à son quotidien, l’enfant commence aussi, dès 3 ans, à ouvrir son horizon et à vouloir assouvir sa soif de connaissance et de découverte. Avec les premiers pas à l’école, il découvre des histoires plus longues et moins illustrées. Par cette étape, il avance à pas assurés et nourrit son envie de lire par lui-même.  Il peut alors aborder les premiers contes, s’initier aux classiques revisités comme le Petit Prince ou les mythes grecs. Ce moment de découverte des classiques promet de belles lectures…

Dans un prochain article, nous traiterons de ces dits classiques de la mythologie grecque.

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Enfant 3-12 ans
La méthode Singapour pour comprendre et apprendre les mathématiques

Tous les 4 ans, l’étude comparative Timss mesure le niveaux des élèves de CM1 et de 4e de plus de 50 pays sur leurs capacités en Mathématiques et en Sciences.

A nouveau, l’édition Timss 2019 met en lumière les difficultés des petits français-ses, en bas de classement et sous la moyenne européenne.

Face à cette baisse continue du niveau des élèves français, le député et mathématicien Cédric Vilani, dans un rapport remis en février 2018, évoquait la nécessité de "réconciliation" avec les mathématiques et du plaisir d’apprendre. Ce rapport recommandait également à l’ensemble des partenaires pédagogiques de s’inspirer de la méthode Singapour.

Et si on vous en disait plus sur cette méthode progressive et ludique pour enseigner et faire aimer les maths aux enfants ? Ça vous tente ?

Qu’est-ce que la méthode Singapour ? 

Les élèves de Singapour sont aujourd’hui les meilleurs du monde en mathématiques alors qu’ils étaient en bas de classement il y a 40 ans.

C’est en 1965, lors de l’indépendance de Singapour, que l’Etat décide de prendre les choses en main. En 1980, des didacticiens réalisent une synthèse de ce qui fonctionne en didactique des mathématiques. La méthode Singapour est née !

Cette technique d’apprentissage progressive a pour objectif d’inciter les enfants à passer du concret à l'abstrait et du simple au complexe...

Étymologiquement, le mot “comprendre” en latin, il signifie “saisir avec”, “prendre”. On comprend mieux lorsqu’on fait par soi-même. L’enfant a besoin de se sentir investi dans ce qu’il fait pour comprendre pleinement son acte et trouver des solutions à son problème.

Du CP jusqu’à la 6ème 

Dès le CP, les notions et opérations simples sont étudiées par couple (addition et soustraction, multiplication et division…), de manière approfondie jusqu’à ce que les élèves en comprennent le sens et les maîtrisent parfaitement.

L’apprentissage progressif repose sur l’approche dite “concrète - imagée - abstraite” et par la mise en application d’une grande variété de problèmes. Très tôt, les élèves sont incités à user de plusieurs stratégies pour la résolution des problèmes.

La phase concrète (par l’objet)

Les élèves sont guidés dans leur compréhension du concept grâce à la mise en situation ou la manipulation d’objets concrets (manipulation de cubes, de jetons, parts de gâteaux…).

Nos outils de manipulation

La représentation imagée 

Les objets sont remplacés par des images : la modélisation. Par exemple, dans la résolution d’un problème, une pile de 5 cubes représente le chiffre 5, puis une pièce de 5 centimes…

La représentation abstraite (Chiffres et symboles) 

Le recours aux seuls symboles mathématiques constitue l’objectif de cette ultime étape.

Progressivement, les élèves apprennent à utiliser exclusivement les chiffres et les symboles.

La verbalisation 

La verbalisation permet d’approfondir la compréhension du problème. Elle permet à l’enfant de décrire et d’expliquer ce qui l’a aidé à aboutir à la résolution du problème.

Lorsqu’il verbalise sa pensée et son raisonnement, cela aide l’adulte à voir si la méthode est réellement acquise ou non par l’enfant. Verbaliser permet de mettre des mots sur le problème et favorise sa résolution.

Petite technique : une fois que l’enfant a résolu le problème, invitez-le à venir exposer devant la classe son raisonnement ainsi que la solution du problème. C’est l’aboutissement de la compréhension du problème pour l’enfant et l’enseignant.

Pourquoi utiliser la méthode Singapour ? 

  • acquisition de bases solides par l’apprentissage en profondeur ;
  • meilleure connexion entre les différentes notions mathématiques apprises ;
  • apprentissage ludique et attrayant, la manipulation d’objets est plus porteuse de sens pour l’enfant qui comprend mieux ce qu’il fait et l’intérêt des opérations mathématiques ;
  • amélioration de la confiance en soi par la progressivité de l’approche et les différentes stratégies qui peuvent être utilisées pour résoudre un problème..

Comment mettre en place la méthode Singapour ? 

Afin d’aborder cette méthode dans votre classe, ou avec votre enfant, nous vous conseillons de bien assimiler les concepts. Plusieurs ressources s’offrent à vous sur internet ou même dans différents manuels.

Vous pouvez vous aider du Guide pédagogique (CP-CE1) développé par Jean-Michel Jamet, professeur des écoles et de son site internet.

Vous retrouverez également comment aborder les 4 opérations dès le CP et les différents concepts clés sur le site de la librairie des écoles.

Pour vous équiper, nous vous avons sélectionné du matériel spécifique : cubes colorés, en bois, avec des fiches d’apprentissages.

Réglettes nombres 

Base 10 en bois 

Maxi lot cube base chiffre et ses apprenti’fiches

Aujourd’hui, la méthode Singapour n’a plus rien à prouver concernant son efficacité et tente de rentrer pleinement dans le système scolaire Français. Il ne vous reste plus qu’à vous laisser tenter, essayer, puis moduler votre méthode selon le besoin de chaque enfant…

À lire aussi sur notre blog 

Comment développer les compétences mathématiques dès le plus jeune âge ? 

Les 8 types d'intelligences multiples 

Pédagogie coopérative : comment encourager le tutorat entre les élèves ? 

Pour aller plus loin 

Guide pédagogique de la méthode Singapour 

La méthode de Singapour selon Jean-Michel Jamet 

Et si les Français devenaient aussi forts en maths que les Singapouriens ? 

Sources 

La librairie des écoles 

Vidéo : La méthode Singapour 

RTL : L’étude du niveau des petits Français en maths 

France info : le niveau des élèves français en maths et sciences

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