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Petit guide de survie… à l’usage des émotions

Pourquoi les émotions sont si importantes ?

Une émotion est une réaction d’adaptation à notre environnement et à ce qui nous arrive. C’est un signal envoyé par notre corps pour nous informer sur notre état et nos besoins. Chaque émotion porte son propre message. Il faut alors la prendre en compte et comprendre que les besoins psychologiques non assouvis sont générateurs d’émotions négatives comme la colère, la tristesse et la peur.

 

> Innées et universelles ?

Il existe 6 émotions de base : joie, tristesse, peur, colère, surprise, dégoût.

Les autres émotions sont dites sociales. Elles s’acquièrent en grandissant telles que la fierté, la honte ou encore la jalousie.

Les émotions chez l'enfant

> À quoi servent les émotions ?

Les émotions chez l’enfant comme pour l’adulte sont toujours légitimes et indispensables. Elles nous poussent à agir, à réagir face aux situations que nous vivons. Elles ont joué un rôle majeur dans la survie et l'évolution de l'homme depuis la nuit des temps. La peur nous protège du danger, la colère mobilise notre énergie…

 

> L’apprentissage émotionnel en question

Qu’elles soient positives (joie) ou négatives (colère), les émotions doivent être comprises par nos bambins afin d’apprendre à les extérioriser de manière « acceptable ».

L’apprentissage émotionnel commence dès le plus jeune âge car il est essentiel pour le développement de plusieurs aptitudes interreliées.

Les enfants, dont la compétence émotionnelle est plus développée, sont plus susceptibles de :

  • continuer d’apprendre ;
  • adopter des comportements empathiques et prosociaux ;
  • exprimer des émotions appropriées et interagir avec les autres ;
  • s’adapter afin de faire face aux émotions négatives et dérangeantes ;
  • réduire divers facteurs de risque liés à la psychopathologie.

Ensemble, ces habiletés prédisent la réussite au cours des premières années à l’école et les relations positives avec les autres enfants et les membres de la famille.

L’enfant, ce petit d’homme en construction

Et non, notre p’tit bout n’est pas une extension de nous ou un mini-moi (même si parfois, nous aimerions bien)...

C’est un être en construction avec un cerveau fragile, malléable, vulnérable et  immature. Son cerveau reptilien (siège des réactions de survie les plus basiques : lutte, fuite ou immobilisation) est la seule partie mature dès la naissance. Les deux autres parties (cerveau émotionnel et cerveau supérieur) ainsi que les connexions qui les relient vont se développer en grandissant.

Avant 5 ans, notre p’tit bout est en proie à de véritables tempêtes émotionnelles qui le submergent et donnent lieu à des comportements impulsifs/réflexes (caprices, crises, coups…). Ces comportements sont en fait la conséquence de l’immaturité de son cerveau.

Ce n’est pas qu’il ne veut pas, mais qu’il ne peut pas contrôler seul ses émotions.

Voir la vidéo Qu’est-ce qui se passe dans ta tête ?

Pour aller plus loin, voici des petites vidéos riches d’enseignements sur les capacités d’apprentissage du cerveau des bébés et la plasticité cérébrale chez l’enfant.

Oui ! J’aide mon enfant à bien grandir

En tant que parent, nous pouvons aider notre ptit bout à développer sa compétence émotionnelle. Notre bienveillance, notre attention et toutes les interactions positives que nous partageons avec lui sont des positionnements incontournables pour l’accompagner.

Lorsqu’un enfant est traversé par une émotion, la première chose à se dire, c’est qu’elle est toujours légitime.

Il est alors important d’identifier la ou les causes qui l’ont provoqué. Loin d’une posture éloignée de votre tout-petit, ne perdez pas de vue l’importance du réconfort et du câlin. Cela va lui permettre de se rassurer et de lui assurer que nous sommes à ses côtés.

En l’accompagnant au quotidien dans l’expression, la compréhension et la régulation de ses émotions, nous lui offrons les meilleurs outils pour apprendre à s’adapter de façon positive aux situations changeantes et grandir sereinement.

 

> Comment l’accompagner dans la compréhension des émotions ?

Dès 6 mois, Bébé est capable de reconnaître les manifestations d’une émotion par la voix et l’observation du visage.

Vers 2 ans, notre petit d’homme commence à déterminer les émotions et peut apprendre à les nommer. À partir de 3 ans, il est capable de reconnaître la situation ayant provoqué l’émotion qu’il expérimente.

Voici quelques petits jeux simples à faire avec nos enfants :

  • Reconnaître les émotions : l’idée est de présenter visuellement les émotions et de les nommer avec l’enfant. Vous pouvez vous aider de supports tels que des poupées, des marionnettes, un puzzle spécifiques ou encore de simples dessins.
  • Jeu d’association : présentez un lot de personnages à votre petit d’homme et demandez-lui de trouver les personnages qui vivent la même émotion. Ce jeu peut également être décliné en jeu de mémorisation. Téléchargez le jeu de cartes mémo des émotions, imprimez-les en double et découpez. Le tour est joué !
  • Jeu d’imitation : montrez à votre enfant un visage qui vit une des émotions de base et demandez-lui d’imiter l’émotion devant un miroir. N’hésitez pas à participer en forçant les traits, éclats de rire assurés ;).
  • Complète la phrase : invitez votre enfant à réfléchir sur ce que provoque les émotions dans leur corps et ce qui cause l’émotion. Débuter une phrase avec, par exemple : « Quand je suis fâché, je me sens… » ou « Je suis fâché quand… ». Vous pourriez même enregistrer les enfants et écouter l’enregistrement avec eux.

 

> L’aider à gérer ses émotions négatives

Vers l’âge de 5 ans, grâce au niveau de maturité de son cerveau, l’enfant devient en mesure d’interpréter les causes de l’émotion, les conséquences possibles, et de s’autoréguler. Mais il est tout à fait possible de commencer très tôt des petits exercices pour apprendre à se calmer, se rassurer et se réconforter :

  • Sac à émotions : utilisez un petit sac et invitez votre enfant à y déposer symboliquement ses émotions à travers des petits objets. Vous pouvez l’accompagner dans le choix de l’objet. Que ce soit un petit cailloux, un morceau de papier ou un coquillage, votre enfant va pouvoir prendre de la distance avec ses émotions.
  • Sac ou cabane à cris : les cris sont un mode d’expression. Ils vont permettre de décharger son émotion. Utilisez un sac en tissus, fabriquez une cabane à partir d’un carton... pour rediriger les cris. L’enfant placera le sac en tissus au niveau de sa bouche au moment de s’exprimer ou s’isolera quelques instants dans sa cabane.
  • Balle anti-stress : elle permet à l’enfant de la serrer très fort, de diriger toute sa colère ou sa peur sur cette balle. Vous pouvez la fabriquer à partir de semoule ou de fleur de maïs.
  • Exercices de sophrologie pour enfant : nous avons sélectionné pour vous les exercices de la sophrologue Delphine Bourdet à pratiquer dès 3/4 ans. Le bol de chocolat chaud, le karaté ou encore les mains chaudes magiques n’auront plus de secret pour vous.

Et nous, parents, dans tout ça ?

Nous sommes le modèle de référence de nos enfants ! En grandissant, ils se façonnent en fonction de leur environnement, et donc aussi, de nos comportements. Nous éprouvons comme eux des émotions que nous tentons tant bien que mal de gérer.

Les exercices de sophrologie ou le sac à cris ne sont pas que pour les enfants ! Nous pouvons aussi pratiquer ces exercices pour surmonter le stress qui nous envahit lorsque le p’tit dernier hurle, qu’un client vous exprime son mécontentement ou que votre belle-mère vous explique qu’elle cuisinera toujours mieux que vous...
Nous pouvons aussi devant notre enfant nommer tout simplement les émotions qui nous traversent. Cela va déjà nous permettre d’en prendre pleinement conscience, tout en lui expliquant et en faisant coïncider les mots et les émotions. Les mots sur les maux sont salvateurs et permettent de partager avec votre enfant une intimité empreinte de confiance.

L’amour c’est du carburant pour réguler le stress

Isabelle Filliozat, psychothérapeute et écrivaine, nous explique que parfois notre cerveau disjoncte à cause d’un trop plein d’émotions et nous ne sommes plus capable d’apporter une solution appropriée à la situation que nous vivons. Elle nous donne des clés de lecture pour savoir comment rebrancher son cerveau, le sien, comme celui de notre enfant. La tendresse et l’attention que nous portons aux autres et que les autres nous portent sont au cœur de la gestion des émotions.

Par notre écoute attentive des besoins de notre enfant, par notre bienveillance et l’affection que nous lui portons, nous contribuons à son bien-être et stimulons sa confiance.

Cet article vous plait ? Téléchargez ce petit guide de survie à l'usage des émotions wesco au format pdf !

Sources d’inspiration : Delphine Bourdet, Maude Dubé, Dr Paul Ekman, Dr Isabelle Filliozat, Dr Delphine LECA, Michael Lewis


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Enfant 3-12 ans
Apprendre à ranger sa chambre

La chambre de votre enfant est envahie de jouets et gadgets en tout genre. Garder un lit fait plus de 10 minutes est une victoire personnelle et marcher sans écraser un seul jouet une prouesse d’équilibriste (non parce qu’un lego sous un pied c’est juste ….très douloureux…).

Parce que nous vous comprenons, nous sommes partis à la recherche d’astuces pour une chambre rangée ou proprement désorganisée toute l’année.

Penser accessibilité

Il faut penser petit. Aux yeux de votre enfant, vous êtes un géant. Tout vous est accessible (étagère, penderie, table à langer, lit). Vous êtes parfaitement autonome et Ptiloup aimerait bien l’être aussi. Attention “il ne s’agit pas d’abandonner un enfant à lui même pour qu’il fasse ce qu’il veut mais de lui préparer un milieu où il puisse agir” comme nous l’indique Maria Montessori. Chouchou doit simplement être acteur de son environnement. Réalisez ou achetez des meubles à sa taille. Équipez-vous de mini-bacs comme le bac à album Up et attribuez chaque bac à une catégorie de jeu : Ex : le bac à poupée, le bac à voitures, le bac à doudous….C’est un premier tri et c’est surtout très efficace pour retrouver la dernière voiture rouge qui roule super vite (parmi des dizaines de voitures rouges qui roulent super vite).

Créer des espaces

Non, la couette n’est pas un tapis de courses, le lit un trampoline et les rideaux ne sont pas franchement conçus pour faire une cabane….quoique dans une cabane, on dort très bien. Mais pour éviter que le bazar ne devienne un état permanent de la chambre, on crée des espaces. C’est ce qu’on appelle le bazar organisé 😉

  • L’espace pour dormir : Lit, commode, veilleuse… Cet espace cosy, douillet invite au repos et doit être accessible pour faciliter l’autonomie (par exemple le lit cocon…) Ainsi, si Ptiloup ressent le besoin de se reposer il ira “se ranger” tout seul comme un grand.
  • L’espace pour jouer. Dans cet espace, c’est simple il y a des jeux, des jeux et encore des jeux. Il n’est pas nécessaire d’y entreposer tous les cadeaux de Noël. Un florilège de 3 à 6 types de jouets fera l’affaire. Échangez certains jouets tous les 2 ou 3 semaines pour stimuler l’éveil de votre enfant et faites appel à sa créativité et à son imaginaire.
  • L’espace pour s’habiller et faire sa toilette. Attention il ne s’agit pas d’aménager un dressing avec salle de bain attenante. Une petite penderie avec une commode avec quelques tiroirs suffisent. Accrochez un petit miroir au mur pour que Ptiloup puisse s’habiller (ou choisir sa tenue) tout seul le matin. Et le soir, on n’oublie pas de mettre ses chaussettes et son slip étoiles dans le bac à linge sale.

Expliquer ce que c’est que ranger

Nous avons tous une vision du rangement (et de la propreté) différente. Pour un enfant, ranger rimera le plus souvent avec cacher. Pour l’adulte, ce sera trier, nettoyer, plier, regrouper (sans entasser). Alors, pour éviter toute déconvenue, crise et hurlement, pourquoi ne pas prendre le temps d’expliquer ce qu’on entend par ranger et accompagner Ptibout dans sa démarche. Par exemple :

Pour les enfants de moins de 3 ans :

  • Ranger ses livres et ses jouets
  • Ranger son cartable
  • Préparer ses vêtements pour le lendemain
  • Ranger son manteau et ses chaussures

Pour les plus de 3 ans :

  • Faire son lit avant de partir à l’école
  • Ranger son bureau pour les leçons
  • Ranger ses vêtements dans la commode
  • Préparer et ranger sa boîte à goûter

Le ménage et ses vertus

Aussi étrange que cela puisse paraître, le ménage a de nombreuses vertus thérapeutiques et éducatives (oui, oui !). En rangeant leur chambre, les enfants apprennent à devenir autonome. Ils acquièrent des automatismes (qui sauront faire la différence à l’adolescence…). Vous leur faites confiance, ils se sentent responsables et utiles. Et puis ils ne s’agit pas de transformer Ptiloup en Cosette des temps modernes, le rangement c’est aussi à quatre, six ou huit mains quand c’est vraiment le bazar. Pourquoi ne pas imaginer un jeu “celui qui range le plus vite…?”  Et vous verrez... ça se passera tout de suite mieux.

Retrouvez nos autres astuces “chambre enfant” sur l’article Aménager une chambre d’enfant

Quelques objets pour une chambre au carré :

BAC À ALBUMS Up

Contour de matelas Cocon + Matelas Waterproof

RANGEMENT

ARBRE PORTEMANTEAU Cactus

Coffre

Sources :

Huffington post

Parents

Blog assistante maternelle

Naître et grandir

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