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La méditation pour enfants : une méthode pour mieux grandir ?

Méditer pour mieux grandir ? Quelle idée ! Pourtant, cette petite musique chatouille de plus en plus les oreilles de nombreux parents et éducateurs. Comme beaucoup, ils se sont tournés vers le best-seller Calme et attentif comme une grenouille, de la Néerlandaise Eline Snel, et partent en quête d’animateurs et animatrices proposant cette technique de méditation. Parmi eux, Eva, membre de l’équipe Wesco, qui propose sur son temps personnel des ateliers ludiques basés sur cette méthode dans sa région d’origine, la Normandie. Elle nous présente son action auprès des enfants pour les ramener dans l’Instant Présent pour qu’ils apprennent à se découvrir et à se connaître eux-mêmes.

Accompagner vers l’Instant Présent

Point de départ de cette aventure, un constat dressé par Eva elle-même lors de ses interventions en milieu extra-scolaire : “Les enfants étaient très agités, sollicités par plein de choses. Ils ne tenaient pas en place.” Elle décide alors de rechercher des outils pour les aider à se concentrer et entraîner leur attention pour faciliter leurs apprentissages, à les aider à comprendre ce qui se passe en et autour d’eux pour les ramener dans un état de calme. C’est alors qu’elle se tourne vers Eline Snel et la méthode L’attention, ça marche. Après une formation au sein de l’Académie internationale pour l’enseignement de la pleine conscience (AMT) selon la méthode Eline Snel, elle fonde alors l’association S’eva’d en 2014 et organise des ateliers destinés aux 4-10 ans sur Rouen.

Semer les graines de la bienveillance

Par la suite, Eva approfondit sa pratique pour répondre aux besoins des enfants : elle se forme pour leur enseigner puis convaincue des bienfaits de l’expression corporelle, elle participe à la formation “Clown Éveilleur”. Ces différentes méthodes lui permettent aujourd’hui de proposer trois ateliers où l’enfant prend le temps de se découvrir lui-même à travers des histoires, des jeux, du concret : “Dans les ateliers, je n’explique rien, je montre. Par exemple, on pousse les bras le plus loin possible vers le ciel pour sentir son corps, vivre les choses. Avec des choses simples, ils prennent conscience de ce qu’ils ressentent.” Que ce soit au sein des séances de yoga, de l’atelier “L’attention ça marche” ou “Clown Éveilleur”, les enfants évoluent à leur rythme et en fonction de leurs besoins. Ils apprennent à se poser, faire silence, accueillir les émotions, à les reconnaître et à réaliser qu’au fond d’eux, il y a de la joie : “Les émotions, c’est comme la météo mais ça ne reste jamais longtemps”. En connaissant mieux leur univers intérieur, les enfants apprennent à se concentrer, à revenir calme et mémorisent plus facilement. Cet apaisement intérieur influe aussi sur leur vie sociale : “Les ateliers apportent aux enfants une attitude bienveillante. Ils deviennent alors moins stressés, plus sociables et empathiques envers les autres. Ils ont plus confiance en eux et en autrui”. Des résultats positifs qui suscitent de plus en plus l’intérêt des parents.

Méditer pour mieux grandir : une méthode qui attire de plus en plus

En effet, face à des enfants qui rencontrent de plus en plus de difficultés à se poser, de nombreux parents viennent chercher de nouvelles réponses dans ces ateliers : “On a trois typologies de parents : ceux qui viennent car le retour à l’instant présent est dans l’air du temps, ceux qui pratiquent déjà la méditation et ceux qui rencontrent des problèmes au quotidien et ne savent plus quoi faire.” Ils vont alors se tourner vers l’atelier qui correspond à leurs besoins : le yoga pour favoriser le lien parents-enfants et expérimenter la sophrologie ludique ; “l’Attention ça marche” pour favoriser une attitude attentive, bienveillante et observer son univers intérieur ; le clown éveilleur qui personnifie le moi intérieur, s’autorise à être soi et vit l’instant présent. Pourtant, pour Eva, il n’y a pas de secret : “Il faut que le parent soit complice et travaille lui-même pour que l’enfant réussisse.” Un cheminement dans la lignée de la bienveillance éducative qui a aussi séduit de nombreux établissements dans la région rouennaise : instituts médico-éducatif (IME), centres de loisirs, événement privé dans un musée etc. Et les résultats positifs sont là : les parents arrivent à mieux comprendre et échanger avec leurs enfants et les enseignants constatent des progrès dans la capacité des enfants à apprendre. “La méditation de la pleine conscience, c’est simplement être présent et faire attention à ce qui se passe” disait Eline Snel. Et vous, seriez-vous prêts à tester cette méthode ?

Plus d’informations : http://www.meditationenfant76.fr/

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Bébé 0-3 ans
Pourquoi faire participer les enfants à la préparation des repas ?

“Moi aussi, je veux cuisiner!” Telle est la supplique que vous adressent vos chers bambins. Si pour nous, cuisiner peut relever de la corvée, pour les enfants, c’est comme bricoler ou jouer ! En plus, cuisiner est un bon moyen de leur faire découvrir de nouveaux aliments tout en éveillant leurs papilles gustatives.
Alors, tous aux fourneaux avec ce nouvel épisode de la série Dis-moi qui vous explique comment faire participer les enfants à l’élaboration des repas.

Dis-moi… Pourquoi faire participer les enfants à la préparation des repas ?

Préparer le repas est une activité très appréciée par les enfants : en plus de se familiariser avec les aliments, ils peuvent mettre à profit leur créativité. Plonger la cuillère dans la sauce pour l’étendre sur la pâte à pizza, choisir les morceaux de poulets, saisir le fromage à pleines mains sont d’autant d’actions qui permettent à l’enfant d’exercer le contrôle et la coordination de ses mouvements. L’enfant qui choisit les ingrédients et décide des quantités augmente son sentiments de compétences et sa confiance en lui.
Quand l’enfant en est à ses premières expériences culinaires, l’adulte peut l’encourager et éviter d’imposer trop de règles qui pourraient réduire son plaisir d’expérimenter ; un peu comme on laisse dessiner un enfant sans trop de contraintes. On peut le laisser préparer un plat selon ses envies : c’est une belle occasion pour lui d’exercer son autonomie.
L’enfant peut aussi collaborer au choix de la recette et participer aussi à l’achat des ingrédients ; ce qui augmentera son plaisir de préparer son repas. C’est avec bonheur que Bastien et ses amis savourent la pizza qu’ils ont eux-mêmes préparés.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Laisser l’enfant vous aider au choix de la recette entre 2 ou 3 recettes pré-choisies (avec des photos) et participer aux courses. Choisir augmente le “pouvoir personnel” de l’enfant
  • Mettre à disposition de l’enfant :
    • des aliments faciles à attraper ou à étaler, et/ou une préparation facile à mélanger (ex : préparation pour gâteau)
    • des ustensiles de cuisine adaptés à l’âge de l’enfant.
  • Préparer en amont les aliments à utiliser (les légumes, la viande etc…) pour éviter l’utilisation de couteaux à portée de main des enfants
  • Laisser l’enfant libre de sa préparation afin qu’il développe sa créativité, son autonomie et ses capacités d’exploration.
  • Permettre à l’enfant de goûter au fur et à mesure la préparation et lui demander ce qu’il en pense (amer, salé, sucré, acide, grumeleux, goût de fruit....)

 

Pour aller plus loin

Bébé 0-3 ans
Peut-on laisser les enfants jouer avec la nourriture ?

Lorsque vous étiez petit, vos parents vous ont sûrement répété à maintes reprises qu’il ne fallait pas jouer avec la nourriture. Pourtant, on considère aujourd’hui que c’est la meilleure manière pour eux de découvrir les aliments et de développer dès le plus jeune âge des habitudes alimentaires saines. En effet, les aliments présentent des aspects différents qui amènent les enfants à les manipuler, les goûter etc.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous aide à comprendre l’importance de la découverte sensorielle des aliments dans l’apprentissage de l’autonomie et le développement du goût.

Dis-moi… Peut-on laisser les enfants jouer avec la nourriture?

Découvrir de nouveaux aliments et apprendre à les aimer passe par le goût mais également par la vue et le toucher.
Quand on lui offre des cubes de pastèques, Nicolas les regarde, les prend du bout des doigts, s’amuse à les empiler et les soulève comme une fusée. Ces manipulations lui permettent non seulement de se familiariser avec cet aliment mais aussi d’exercer sa capacité à saisir de petites choses, à contrôler ses gestes et améliorer sa coordination. En écrasant la pastèque entre ses doigts, Nicolas découvre sa texture et constate que c’est tout plein de liquide. Quand il porte le morceau de pastèque à sa bouche, c’est avec plaisir qu’il en goûte le jus sans le croquer.
Les jeunes enfants aiment explorer leur nourriture et essaient peu à peu de se nourrir seuls avec leur doigts puis avec la cuillère. En laissant l’enfant manipuler, tâter et mâchouiller sa nourriture sans trop de restrictions, l’adulte lui donne l’occasion de découvrir ses aliments sous différents angles. Pour Nicolas, les moments de repas et de collations sont donc des moments de découverte et d’apprentissage comme lorsqu’il joue avec ses amis.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Laisser l’enfant explorer la nourriture qu’il a dans son assiette. En effet, le plaisir de manger passe par les cinq sens ainsi le toucher est aussi important que le visuel, l’olfactif ou le gustatif.
  • Le fait de prendre les aliments dans sa main va faire, par ailleurs, travailler sa motricité fine (et surtout la pince de la main)
  • Prévoir un tablier de table pour que l’enfant puisse explorer les aliments sans risque qu’il se tache ou se salisse.
  • Mettre en place des ateliers repas où l’enfant peut toucher, tripatouiller, mâchouiller… les aliments et surtout ceux qu’il ne connaît pas.

Pour aller plus loin

Bébé 0-3 ans
Peut-on laisser un enfant jouer seul, à l’écart du groupe ?

Alors que vous êtes en train de mettre en place une activité de groupe, un des enfants se met à l’écart du groupe pour jouer seul. Vous êtes alors quelque peu inquiet par son attitude, bien que vous sachiez que le jeu libre est la première forme de jeu à laquelle s’adonnent les bébés.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous donne les clés pour comprendre votre rôle dans pareille situation.

Dis-moi… peut-on laisser un enfant jouer seul, à l’écart du groupe ?

Bien sûr ! Le fait qu’un enfant se retire pour jouer seul et librement n’est pas un problème. Néanmoins, vous devez vous assurer que l’enfant ne reste pas dans son coin ou ne s’isole pas pour éviter d’entrer en relation avec ses autres camarades.

Dans la situation présentée, Jérémie s’écarte du groupe pour jouer dans le coin costumes alors que ses petits camarades réalisent l’activité de bricolage proposée par l’institutrice. Il essaye plusieurs déguisements avant de trouver celui qui lui convient. Ainsi, l’absence de règles encourage la créativité de l’enfant et l’amène à faire des choix par lui-même ce qui développe son autonomie et sa confiance en lui.

En offrant la liberté de jouer seul et en n’intervenant pas dans le jeu, l’adulte permet à l’enfant de passer un bon moment tout en lui permettant d’apprendre son rythme.

L’importance du jeu libre

Tous les enfants ont besoin de jouer seuls : c’est comme un retour aux sources pour eux car c'est ainsi qu’ils ont commencé. En effet, ce n’est que vers 2-3 ans qu’ils commencent à partager des jeux avec d’autres enfants, d’abord sans interagir puis en développant la coopération, l’entraide et le compromis.
Jouer seul apporte de nombreux bienfaits à l’enfant : il va y développer son autonomie, créativité et sa confiance en lui. Cela va lui permettre de découvrir son environnement et ses limites.
S'isoler d’un groupe peut aussi être ressourçant pour celui qui passe ses journées en collectivité : le jeu libre peut alors se révéler comme un temps plus calme où l’enfant recharge ses batteries.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Laisser des jouets adaptés à son âge, ses goûts et ses capacités à portée de mains.
  • Laisser l'enfant prendre des initiatives et expérimenter.
  • Garder un œil sur l’enfant, sans intervenir ; vous pouvez faire des commentaires positifs sur son jeu pour l’encourager.
  • Permettre à l’enfant qui s’est isolé de raconter/montrer ce qu’il a fait aux autres et de découvrir ce que ses camarades ont fait.

En savoir plus sur le sujet :

Pour aller plus loin :

Pourquoi laisser les enfants jouer sans règles ni consignes

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