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L’importance du jeu d’imitation

Le jeu d’imitation peut aider les enfants à développer différentes aptitudes sociales : il peut soutenir le développement physique et est particulièrement essentiel aux débuts de l'apprentissage linguistique et verbal.

Les professionnels de la petite enfance, les parents et les soignants aident les enfants à profiter pleinement des bienfaits du temps passé avec les jeux d’imitation, grâce à une compréhension accrue de l'impact de ces jeux sur le développement des enfants. Il existe plusieurs formes de jeux d’imitation : le jeu de rôle, les marionnettes, le jeu avec des poupées et le monde miniature.

“Jouer avec des marionnettes peut encourager un enfant timide à verbaliser ses pensées”.

Les étapes du jeu d’imitation

La première étape de l’imitation commence dès les premiers mois avec des jeux tels que le « coucou » ou l'imitation de gestes simples comme bouger la main ou tirer la langue.
Vers 2 ans et demi, les enfants commencent à imiter leur mère ou leur père dans des jeux imaginaires.
Plus tard, les enfants de 3 à 4 ans prendront goût à ce jeu et y incluront des membres de leur entourage plus large : oncles et tantes, mais aussi des personnages issus de leurs livres et films préférés comme des pompiers par exemple.
Les structures d’accueil de la petite enfance et les écoles maternelles peuvent encourager et soutenir le jeu d’imitation, en créant un coin maison bien équipé, composé d'une cuisine réaliste, d'une bonne sélection de poupées et de beaucoup d'accessoires. Il existe beaucoup de possibilités et la difficulté est de savoir s'arrêter ! Les professionnels modélisent ce type de jeu de rôle afin d’aider le développement des compétences langagières. Regarder les enfants jouer dans le coin maison permet également de réaliser des observations et des évaluations. Il y a toujours beaucoup à apprendre en regardant les enfants jouer.

Se déguiser, un jeu d’enfant

Vous pouvez aider les enfants dans leurs jeux de rôle en leur proposant des déguisements. Il est très facile de constituer une sélection de costumes attrayants, prêts à porter : chevaliers, policiers, princesses, infirmières, docteurs... Ces costumes doivent être facilement accessibles, sur cintre, à hauteur d'enfant, attractifs et les ensembles doivent être complets. Il est intéressant d'encourager l'inclusion et la diversité en apportant des objets attrayants en provenance d'autres cultures, comme des pantoufles chinoises ou un sari indien.

Le Super héros

Jouer au super héros, comme Batman ou Superman, ou même à un personnage mythique qui vole ou jette des sorts est une forme populaire et pérenne de jeu qui convient aussi bien aux filles qu'aux garçons.
Les plus jeunes enfants ont alors la chance de devenir puissants et d'élaborer leurs propres règles. Ils donnent du sens à un monde qui peut souvent paraître confus. Le jeu de super héros permet de gagner de la confiance et canalise l'énergie de manière positive.

Des combats “ludiques”

De nombreux enfants en âge préscolaire aiment les jeux où ils font semblant de tirer et de tuer, souvent sous le regard consterné de leurs parents. Les fusils et les armes ne sont pas forcément nécessaires. Si les enfants veulent jouer à ces jeux, ils trouveront un moyen de le faire, et un stylo ou un bâton feront l'affaire. Même s'il n'est pas nécessaire d'encourager ce type de jeu, la bonne nouvelle est qu'il est parfaitement normal et le fait que les enfants utilisent des objets symboliques montre que l'enfant est prêt à apprendre à lire. Le fait de comprendre que des signes sur une page symbolisent des lettres et des sons est une compétence essentielle pour le décodage des mots.

Le jeu comme expression des émotions

Les enfants utilisent parfois le jeu d’imitation pour matérialiser leurs pensées liées à la vie réelle et leurs émotions : il peut aider à soulager les peurs et les chagrins.
Les marionnettes peuvent être utilisées lorsque les enfants sont réunis, afin de leur présenter de nouveaux sujets tels qu'une alimentation saine, jouer gentiment ensemble, etc. Une activité amusante pour les enfants est de fabriquer leurs propres marionnettes à l'aide de chaussettes, de cuillers en bois, de laine, de colle et de paillettes, ainsi que des petites pièces de bricolage. Jouer avec des marionnettes peut encourager un enfant timide à verbaliser ses pensées. Les marionnettes peuvent s'utiliser pour représenter les situations de la vie réelle, leurs histoires favorites ou des scénarios imaginaires. Toutes ces occasions sont précieuses pour le développement cognitif.

Votre rôle d’adulte

Un professionnel peut trouver difficile de savoir comment et quand intervenir lors d'un jeu imaginaire. L'intervention d'un adulte peut être bénéfique et peut donner une nouvelle direction au jeu ; ceci est particulièrement utile lorsque le jeu est sur le point de devenir répétitif ou ennuyeux, ou qu'il existe des conflits potentiels.
La sensibilité est très importante :
L’intimité des enfants doit être respectée, tout comme leur liberté de mener le jeu à leur manière. Dans l'idéal, les personnes qui travaillent avec de jeunes enfants doivent attendre d'être invitées à se joindre au jeu et, dans ce cas, le faire en tant que participants à parts égales plutôt qu'en tant que leader. Le fait d'ajouter de nouveaux éléments de vocabulaire au jeu, de manière subtile, aide à enrichir le langage et le développement.
Les professionnels peuvent également proposer leur aide en guidant le jeu : ceci peut se faire en établissant des scénarios (au sein d'un hôpital, par exemple), ce qui peut aider les enfants qui font face à des situations difficiles comme la naissance d'un frère ou d'une sœur ou un séjour à l'hôpital.
Le jeu imaginaire est parfois sous-évalué par rapport à d'autres activités qui préparent plus évidemment à l'école, comme le dessin et autres activités sur table. Cependant, le jeu imaginaire est d'une importance capitale pour le développement émotionnel, social, physique et cognitif. Il mérite qu'une grande énergie et des ressources soient consacrées à en faire une expérience aussi enrichissante que possible, pour tous les enfants. 

Quel jeu d’imitation pour quel âge ?

Entre 1 et 2 ans, les poupées font partie des premiers jeux d’imitation des enfants. Le tout-petit pourra s’amuser à habiller sa poupée, développant ainsi sa motricité fine, et s’occuper d’elle comme d’un bébé : lui donner à manger, la promener en poussette… À cet âge-là, l’enfant pourra également jouer avec ses toutes premières voitures et véhicules, qu’il s’amusera à faire rouler sur le sol ou sur un tapis de circulation, et qu’il emmènera partout avec lui.

A partir de 18 mois, des déguisements capes, sans manches et faciles à enfiler, peuvent être proposés aux enfants, qui pourront se mettre dans la peau de chevaliers, princesses, super-héros ou animaux. A partir de 2 ans, les déguisements métiers ou personnages font leur apparition, et développeront l’imagination des enfants.

C’est également vers l’âge de 2 ans que l’enfant commencera à inventer ses propres histoires ou à reproduire des scènes de la vie de tous les jours, en imitant ses parents ou les adultes de son entourage. Les cuisines et marchandes sont idéales pour reproduire le moment des courses ou celui du repas, tout en développant le vocabulaire des tout-petits, qui apprendront le nom des aliments, des ustensiles...

Pour les plus de 3 ans, les caisses à outils et établis réalistes sont idéals pour développer la motricité fine en s’amusant à visser, dévisser comme les grands.

Les figurines et leurs différents univers de jeu (fermes, garages, châteaux, maisons de poupées…) peuvent également être proposées aux enfants à partir de 3 ans. L’enfant pourra imaginer des histoires réalistes avec des personnages et animaux du quotidien, ou bien s’inventer des aventures avec des chevaliers, des pirates...

 

Cet article a été traduit et adapté par nos soins, retrouvez l’article original en Anglais "The Importance of Pretend Play".

 

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Bébé 0-3 ans
Peut-on laisser les enfants jouer avec la nourriture ?

Lorsque vous étiez petit, vos parents vous ont sûrement répété à maintes reprises qu’il ne fallait pas jouer avec la nourriture. Pourtant, on considère aujourd’hui que c’est la meilleure manière pour eux de découvrir les aliments et de développer dès le plus jeune âge des habitudes alimentaires saines. En effet, les aliments présentent des aspects différents qui amènent les enfants à les manipuler, les goûter etc.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous aide à comprendre l’importance de la découverte sensorielle des aliments dans l’apprentissage de l’autonomie et le développement du goût.

Dis-moi… Peut-on laisser les enfants jouer avec la nourriture?

Découvrir de nouveaux aliments et apprendre à les aimer passe par le goût mais également par la vue et le toucher.
Quand on lui offre des cubes de pastèques, Nicolas les regarde, les prend du bout des doigts, s’amuse à les empiler et les soulève comme une fusée. Ces manipulations lui permettent non seulement de se familiariser avec cet aliment mais aussi d’exercer sa capacité à saisir de petites choses, à contrôler ses gestes et améliorer sa coordination. En écrasant la pastèque entre ses doigts, Nicolas découvre sa texture et constate que c’est tout plein de liquide. Quand il porte le morceau de pastèque à sa bouche, c’est avec plaisir qu’il en goûte le jus sans le croquer.
Les jeunes enfants aiment explorer leur nourriture et essaient peu à peu de se nourrir seuls avec leur doigts puis avec la cuillère. En laissant l’enfant manipuler, tâter et mâchouiller sa nourriture sans trop de restrictions, l’adulte lui donne l’occasion de découvrir ses aliments sous différents angles. Pour Nicolas, les moments de repas et de collations sont donc des moments de découverte et d’apprentissage comme lorsqu’il joue avec ses amis.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Laisser l’enfant explorer la nourriture qu’il a dans son assiette. En effet, le plaisir de manger passe par les cinq sens ainsi le toucher est aussi important que le visuel, l’olfactif ou le gustatif.
  • Le fait de prendre les aliments dans sa main va faire, par ailleurs, travailler sa motricité fine (et surtout la pince de la main)
  • Prévoir un tablier de table pour que l’enfant puisse explorer les aliments sans risque qu’il se tache ou se salisse.
  • Mettre en place des ateliers repas où l’enfant peut toucher, tripatouiller, mâchouiller… les aliments et surtout ceux qu’il ne connaît pas.

Pour aller plus loin

Bébé 0-3 ans
Peut-on laisser un enfant jouer seul, à l’écart du groupe ?

Alors que vous êtes en train de mettre en place une activité de groupe, un des enfants se met à l’écart du groupe pour jouer seul. Vous êtes alors quelque peu inquiet par son attitude, bien que vous sachiez que le jeu libre est la première forme de jeu à laquelle s’adonnent les bébés.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous donne les clés pour comprendre votre rôle dans pareille situation.

Dis-moi… peut-on laisser un enfant jouer seul, à l’écart du groupe ?

Bien sûr ! Le fait qu’un enfant se retire pour jouer seul et librement n’est pas un problème. Néanmoins, vous devez vous assurer que l’enfant ne reste pas dans son coin ou ne s’isole pas pour éviter d’entrer en relation avec ses autres camarades.

Dans la situation présentée, Jérémie s’écarte du groupe pour jouer dans le coin costumes alors que ses petits camarades réalisent l’activité de bricolage proposée par l’institutrice. Il essaye plusieurs déguisements avant de trouver celui qui lui convient. Ainsi, l’absence de règles encourage la créativité de l’enfant et l’amène à faire des choix par lui-même ce qui développe son autonomie et sa confiance en lui.

En offrant la liberté de jouer seul et en n’intervenant pas dans le jeu, l’adulte permet à l’enfant de passer un bon moment tout en lui permettant d’apprendre son rythme.

L’importance du jeu libre

Tous les enfants ont besoin de jouer seuls : c’est comme un retour aux sources pour eux car c'est ainsi qu’ils ont commencé. En effet, ce n’est que vers 2-3 ans qu’ils commencent à partager des jeux avec d’autres enfants, d’abord sans interagir puis en développant la coopération, l’entraide et le compromis.
Jouer seul apporte de nombreux bienfaits à l’enfant : il va y développer son autonomie, créativité et sa confiance en lui. Cela va lui permettre de découvrir son environnement et ses limites.
S'isoler d’un groupe peut aussi être ressourçant pour celui qui passe ses journées en collectivité : le jeu libre peut alors se révéler comme un temps plus calme où l’enfant recharge ses batteries.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Laisser des jouets adaptés à son âge, ses goûts et ses capacités à portée de mains.
  • Laisser l'enfant prendre des initiatives et expérimenter.
  • Garder un œil sur l’enfant, sans intervenir ; vous pouvez faire des commentaires positifs sur son jeu pour l’encourager.
  • Permettre à l’enfant qui s’est isolé de raconter/montrer ce qu’il a fait aux autres et de découvrir ce que ses camarades ont fait.

En savoir plus sur le sujet :

Pour aller plus loin :

Pourquoi laisser les enfants jouer sans règles ni consignes

Enfant 3-12 ans
La classe flexible : petite révolution à l’école primaire !

Dans une société en perpétuel mouvement où la mobilité fait partie intégrante de notre quotidien, l’enjeu pour toute structure (entreprise, école…) est de proposer des solutions concrètes pour favoriser le bien-être des individus. Si certaines entreprises ont déjà amorcé ce travail en développant des espaces de co-working ou des lieux de détente, qu’en est-il du côté de nos enfants ? Exit les bureaux d’école alignés, aujourd’hui on pense îlots de travail, assises mobiles… bienvenue en classe flexible !

Qu’est-ce qu’une classe flexible ?

Née outre Atlantique, la classe flexible fait aujourd’hui des émules en France. A l’heure où les enfants sont surstimulés, il est parfois difficile de les maintenir assis pendant plusieurs heures. On parle beaucoup d’hyperactivité, de troubles de l’attention… ces comportements aujourd’hui bien identifiés se heurtent à des schémas d’organisation de la classe qu’il faut désormais repenser.

Bousculant les lignes établies, la classe flexible repose sur deux notions fondamentales : l’aménagement de l’espace et le type de pédagogie éducative suivi. Ainsi, l’élève n’a pas de place attitrée, il évolue seul ou en groupe sur différents îlots et suit le programme scolaire au moyen de jeux, expériences, lectures…
En France, Céline Alvarez, linguiste et conférencière, est une fervente défenseur de la classe flexible. Et pour cause ! Elle en a été la principale instigatrice lors d’une expérimentation sur 3 ans dans une école classée ZEP à Gennevilliers. Les résultats ont été probants : élèves plus autonomes et qui entrent plus facilement dans l’apprentissage de la lecture, des capacités cognitives supérieures à la moyenne et enfin des relations sociales bien ancrées. En somme, la classe flexible ne fait que répondre aux besoins du jeune enfant qui pour former son intelligence doit évoluer dans un environnement propice à l’autonomie et à l’expérimentation.

Comment fonctionne une classe flexible ?

Résumer la classe flexible à un simple choix de mobilier est réducteur. En effet, la classe flexible est une subtile adéquation entre un aménagement modulable, ergonomique et une pédagogie active où l’écrit n’est plus le seul et unique moyen d’apprendre et de valider des compétences.

En classe flexible, les élèves font leurs propres choix (travailler seul ou en groupe) et sont autonomes dans leurs apprentissages. Ils s’appuient notamment sur des plans de travail établis sur plusieurs semaines et suivant une certaine progression (on parle parfois de ceintures de compétences).

Ils peuvent s’installer où ils souhaitent et changer de place autant qu’ils veulent. Contrairement aux idées reçues, un îlot n’est pas dédié à un type d’activité mais est plutôt destiné à répondre à un besoin physiologique de l’enfant (concentration, coopération…). Ainsi, les enfants recherchant le calme préféreront les assises souples voire cloisonnées. Alors que les enfants qui expriment un besoin clair de mouvement se dirigeront naturellement vers les assises mobiles (ballon de gym par exemple). Dans le cas de manipulations ou de jeux, les élèves peuvent être amenés à travailler directement au sol.

Enfin, l’enseignant dispose d’un espace de travail intégré au cœur de la classe. Ce ne sont pas les élèves qui viennent à lui mais plutôt l’inverse. L’enseignant est mobile dans sa classe et passe d’îlots en îlots accordant ainsi du temps à chaque élève.

Quelques pistes à retenir pour aménager sa classe flexible

 

Un exemple d’aménagement de classe flexible
1. Travail collaboratif debout
2. Espace plus institutionnel pour les leçons
3. Zone dédiée à l’échange
4. Expérimentations et activités créatives

 

Par ailleurs, il est important d’avoir à l’esprit que dans une classe flexible, les différents aménagements ne sont pour autant pas figés sur toute une année scolaire. En effet, en fonction de l’évolution du programme mais aussi de la façon dont vont se comporter les élèves dans cet environnement de travail, l’enseignant peut être amené à revoir de manière plus ou moins régulière l’aménagement de sa classe flexible. Par exemple, l’enseignant aura parfois besoin que tous les élèves soient présents face au tableau. C’est le cas notamment lors d’exercices de graphie où le fait de devoir se contorsionner pour visualiser le tableau pourrait freiner l’élève dans son apprentissage. Dans cette nouvelle organisation, flexibilité et adaptabilité perpétuelle ne sont donc pas dissociables !
En complément, la classe flexible intègre une notion importante qui est celle de l’environnement ambiant dans lequel vont évoluer les élèves. Ainsi, l’apport en lumière naturelle, la température intérieure ou la couleur des murs sont autant de paramètres à prendre en considération. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir dans certaines classes la présence de végétaux. Ces derniers présentent des intérêts multiples :

  • accompagner les enfants dans l’apprentissage des sciences (observer l’évolution de la graine à la fleur, comprendre le principe de photosynthèse),
  • responsabiliser les élèves (gestion de l’arrosage des plantes par exemple),
  • participer à la dépollution et à l’assainissement de l’air intérieur.

Quels sont les bénéfices d’une classe flexible ?

Une étude menée par la clinique Mayo en 2006 auprès de 300 élèves a démontré que la possibilité de changer de posture améliorait de 12% la capacité d’attention des élèves. Et c’est là tout l’enjeu de la classe flexible : permettre à l’enfant de choisir la position la plus confortable qui soit pour apprendre et lui donner la possibilité d’en changer autant qu’il le souhaite dans la journée. Dans la même lignée, une autre étude, cette fois-ci, menée par des chercheurs de l’Université de Salford au Royaume Uni en 2015, a démontré que l’aménagement d’une classe permettait aux élèves d’accroître jusqu’à 25% leur niveau d’apprentissage.

Un enfant qui se sent bien dans sa classe est plus enclin à apprendre et renforce incontestablement son sentiment d’appartenance au groupe.

Les points forts de la classe flexible :

  • Le travail en groupes favorise l’entraide entre élèves (développement d’une forme de tutorat) et par ricochet la tolérance et l’ouverture d’esprit. Un enfant qui se sent écouté gagnera en confiance, en autonomie et en estime de soi.
  • Une motivation décuplée grâce au libre arbitre offert à l’élève qui peut travailler en groupe, seul, debout… L’élève réalise ses propres expériences et affine avec le temps les positions qui lui sont confortables pour apprendre ou écouter. Sa capacité de concentration en est d’autant plus impactée. Il est un véritable acteur dans la progression de ses apprentissages.
  • Dans une classe flexible, il n’y a pas une seule manière académique d’acquérir des compétences. La diversité des formes d’apprentissage (jeux, manipulations…) corrobore avec le concept d’intelligences multiples. Grâce à l’apport des neurosciences, on sait aujourd’hui que chaque élève a des besoins différents pour apprendre. Certains vont s’appuyer sur des repères visuels, d’autres manipuler des objets ou bien encore choisir la discussion.

Pour les enseignants, ce mode de fonctionnement permet de passer plus facilement en mode “observateur” et de prendre de la hauteur sur la classe (accorder du temps individuellement, repérer rapidement les difficultés, encourager l’autonomie…).
Vous êtes prêt à faire basculer votre classe dans une dimension flexible ? Découvrez notre sélection de mobilier dédié.

 

Pour aller plus loin :

 

Sources :

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