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Les premières interactions sociales de Bébé

Il n’a que quelques jours et déjà Bébé vous dévore du regard. Votre visage, vos yeux sont son univers et vous vous sentez tout puissant d'avoir créé ce petit être pensant prêt à séduire le monde entier (évidemment !).

Vous en avez désormais la responsabilité et une belle aventure vous attend.

Les expériences vécues par Bébé ont une importance extraordinaire car elles vont s’inscrire dans son cerveau et le modeler. C’est ce qu’on appelle la plasticité cérébrale*. Plus les expériences seront positives, bienveillantes, et plus le cerveau se construira sur un modèle serein. Chaque regard échangé, chaque caresse offerte, chaque mot prononcé éveillera les sens de Bébé. Son développement cognitif est donc à penser au cœur des interactions que l’adulte peut lui proposer. En accueillant ses modes de communication et en y répondant, vous permettez non seulement à Bébé de construire son intelligence mais également d’enraciner solidement son attachement envers vous.

Vous avez dit attachement ?

L’attachement est le besoin irrépressible de Bébé de nouer un lien fort avec des adultes aimants, à l’écoute de ses besoins et qui le rassurent.

Les premiers mois de sa vie sont un temps essentiel pour nouer ce lien et lui offrir stabilité et confort affectif. Votre attention et votre affection sont autant de preuves pour Bébé qu’il peut vous faire confiance. Il va ainsi jouir d’un développement cognitif, émotionnel et langagier optimal. Ce sentiment de sécurité lui permettra d’être un adulte serein, accompli et d’accorder sa confiance de nouveau pour tisser de nouveaux liens*.

 

 

Une relation aimant/aimant avec Bébé

Pour commencer, essayez d’être, autant que faire se peut, dans l’instant présent avec Bébé. Lui, le fait sans difficulté et en l’observant attentivement, il vous apprendra à le faire. Bien sûr, ce n’est pas toujours facile de se détacher des tracas du quotidien. Laissez le charme de Bébé agir, souriez-lui et prouvez-lui à travers votre attention votre amour pour lui et il ne manquera pas de répondre positivement à votre bienveillance. Cette réaction est possible grâce aux neurones miroirs*. Les neurones miroirs permettent de ressentir l’intention de l’autre et de faire preuve d’empathie. Plus vous interagissez positivement avec Bébé, plus il vous offrira sa confiance et sa tendresse.

Lorsque Bébé tente de communiquer par le biais de regards ou de ses différents gestes, de l’ocytocine se propage dans les deux cerveaux : dans le cerveau de l’adulte pour accueillir ses émotions et dans celui de l’enfant pour recevoir l’attention. L’ocytocine est également appelée hormone du bonheur pour les intimes. Stimuler la sécrétion de cette hormone est un gage de bien-être réel et durable pour vous et Bébé, ce serait dommage de s’en priver !

Les études du D. Edward Tronick, psychologue du développement et neurophysiologiste - professeur à l’Université de Boston USA, recoupent également cette idée. Avec son expérience du visage impassible*, il nous montre le stress éprouvé par Bébé face au manque de réceptivité de sa figure d’attachement. L’adulte, lorsqu’il suspend de manière inopinée toutes ses mimiques, ses échanges tactiles et verbaux, crée chez l'enfant un sentiment des plus désagréable. L’enfant cherche d’abord un contact puis commence à s’agiter, voire à pleurer si la situation se prolonge. Dès que l’adulte se “reconnecte”, l’enfant montre des signes d’apaisement. Cela montre à quel point Bébé a besoin de ces échanges pour s’épanouir.

Votre histoire a un impact sur la construction de votre propre cerveau et de vos récepteurs à ocytocine. Plus nous recevons d’attention, et plus nos récepteurs sont “musclés” et aptes à accueillir les émotions de l’autre*.

Comme pour le sport, un peu d'entraînement et la conscience de ces récepteurs d’ocytocine permettent de bien vivre ces émotions et d’accueillir les premières interactions de Bébé, ce petit inconnu que nous rencontrons pour la première fois.

Respirez et faites-vous confiance, vous allez adorer vous rencontrer.

Les gestes et attitudes à adopter

> Soyez présent et attentif

Le nourrisson développe ses premières interactions avec ceux qui lui sont le plus proche. Maman et Papa sont en première ligne ; la fratrie, les grands-parents, mais également les professionnels de l’enfance les plus proches (nounous, auxiliaires de puériculture, etc.) contribuent aux premières interactions sociales de Bébé. Plus vous serez présent et plus vous aurez de temps à votre disposition pour vous deux.

> L’empathie en étendard

Pour que Bébé soit réceptif, vous devez l’être vous-même. Commencez par vous souvenir d’un moment tendre, vous concentrer sur tout l’amour que vous ressentez pour Bébé. Bébé va très vite le ressentir et se sentira détendu.

> On veut des câlins

Établissez un contact physique régulier. Quel bonheur de se sentir alors envahi d’ocytocine ! Isabelle Filliozat, psychothérapeute, ne manque pas de nous rappeler qu’un câlin de 7 secondes est excellent pour faire baisser la pression et créer un lien fort. Prenez-le dans vos bras, bercez-le tendrement. Vous pouvez aussi lui proposer un massage, il va adorer.

> Accueillez

Acceptez ses comportements et ses réactions sans les juger. Accueillez ses pleurs et ses sourires avec la même tendresse. N’oubliez pas qu’un pleur est avant tout un moyen de communiquer avec vous, surtout pas de vous incriminer. Bébé vous parle, il vous raconte tout ce qu’il ressent et sa base affective sera mieux établie.

> You talkin’ to me?

Pendant ses temps d’éveil, vous pouvez lui montrer des objets ou les parties de son corps en les nommant. Lorsque vous vous occupez de Bébé, n’hésitez pas à lui expliquer ce que vous faisez. Pendant le change par exemple, il est facile d’établir un contact visuel régulier tout en le touchant ; vous pouvez alors lier la parole à vos gestes et lui faire entendre le son de différents objets. Non seulement cela va favoriser son bien-être mais ces mots vont préfigurer son apprentissage du langage*.

L’attention que vous manifestez lui permet d’interagir sereinement. Chaque sourire, chaque mot, chaque geste est pour lui un terreau fertile dans lequel faire germer son éveil et sa confiance en l’autre.

 

*Pour en savoir + :

 

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Enfant 3-12 ans
La méthode Singapour pour comprendre et apprendre les mathématiques

Tous les 4 ans, l’étude comparative Timss mesure le niveaux des élèves de CM1 et de 4e de plus de 50 pays sur leurs capacités en Mathématiques et en Sciences.

A nouveau, l’édition Timss 2019 met en lumière les difficultés des petits français-ses, en bas de classement et sous la moyenne européenne.

Face à cette baisse continue du niveau des élèves français, le député et mathématicien Cédric Vilani, dans un rapport remis en février 2018, évoquait la nécessité de "réconciliation" avec les mathématiques et du plaisir d’apprendre. Ce rapport recommandait également à l’ensemble des partenaires pédagogiques de s’inspirer de la méthode Singapour.

Et si on vous en disait plus sur cette méthode progressive et ludique pour enseigner et faire aimer les maths aux enfants ? Ça vous tente ?

Qu’est-ce que la méthode Singapour ? 

Les élèves de Singapour sont aujourd’hui les meilleurs du monde en mathématiques alors qu’ils étaient en bas de classement il y a 40 ans.

C’est en 1965, lors de l’indépendance de Singapour, que l’Etat décide de prendre les choses en main. En 1980, des didacticiens réalisent une synthèse de ce qui fonctionne en didactique des mathématiques. La méthode Singapour est née !

Cette technique d’apprentissage progressive a pour objectif d’inciter les enfants à passer du concret à l'abstrait et du simple au complexe...

Étymologiquement, le mot “comprendre” en latin, il signifie “saisir avec”, “prendre”. On comprend mieux lorsqu’on fait par soi-même. L’enfant a besoin de se sentir investi dans ce qu’il fait pour comprendre pleinement son acte et trouver des solutions à son problème.

Du CP jusqu’à la 6ème 

Dès le CP, les notions et opérations simples sont étudiées par couple (addition et soustraction, multiplication et division…), de manière approfondie jusqu’à ce que les élèves en comprennent le sens et les maîtrisent parfaitement.

L’apprentissage progressif repose sur l’approche dite “concrète - imagée - abstraite” et par la mise en application d’une grande variété de problèmes. Très tôt, les élèves sont incités à user de plusieurs stratégies pour la résolution des problèmes.

La phase concrète (par l’objet)

Les élèves sont guidés dans leur compréhension du concept grâce à la mise en situation ou la manipulation d’objets concrets (manipulation de cubes, de jetons, parts de gâteaux…).

Nos outils de manipulation

La représentation imagée 

Les objets sont remplacés par des images : la modélisation. Par exemple, dans la résolution d’un problème, une pile de 5 cubes représente le chiffre 5, puis une pièce de 5 centimes…

La représentation abstraite (Chiffres et symboles) 

Le recours aux seuls symboles mathématiques constitue l’objectif de cette ultime étape.

Progressivement, les élèves apprennent à utiliser exclusivement les chiffres et les symboles.

La verbalisation 

La verbalisation permet d’approfondir la compréhension du problème. Elle permet à l’enfant de décrire et d’expliquer ce qui l’a aidé à aboutir à la résolution du problème.

Lorsqu’il verbalise sa pensée et son raisonnement, cela aide l’adulte à voir si la méthode est réellement acquise ou non par l’enfant. Verbaliser permet de mettre des mots sur le problème et favorise sa résolution.

Petite technique : une fois que l’enfant a résolu le problème, invitez-le à venir exposer devant la classe son raisonnement ainsi que la solution du problème. C’est l’aboutissement de la compréhension du problème pour l’enfant et l’enseignant.

Pourquoi utiliser la méthode Singapour ? 

  • acquisition de bases solides par l’apprentissage en profondeur ;
  • meilleure connexion entre les différentes notions mathématiques apprises ;
  • apprentissage ludique et attrayant, la manipulation d’objets est plus porteuse de sens pour l’enfant qui comprend mieux ce qu’il fait et l’intérêt des opérations mathématiques ;
  • amélioration de la confiance en soi par la progressivité de l’approche et les différentes stratégies qui peuvent être utilisées pour résoudre un problème..

Comment mettre en place la méthode Singapour ? 

Afin d’aborder cette méthode dans votre classe, ou avec votre enfant, nous vous conseillons de bien assimiler les concepts. Plusieurs ressources s’offrent à vous sur internet ou même dans différents manuels.

Vous pouvez vous aider du Guide pédagogique (CP-CE1) développé par Jean-Michel Jamet, professeur des écoles et de son site internet.

Vous retrouverez également comment aborder les 4 opérations dès le CP et les différents concepts clés sur le site de la librairie des écoles.

Pour vous équiper, nous vous avons sélectionné du matériel spécifique : cubes colorés, en bois, avec des fiches d’apprentissages.

Réglettes nombres 

Base 10 en bois 

Maxi lot cube base chiffre et ses apprenti’fiches

Aujourd’hui, la méthode Singapour n’a plus rien à prouver concernant son efficacité et tente de rentrer pleinement dans le système scolaire Français. Il ne vous reste plus qu’à vous laisser tenter, essayer, puis moduler votre méthode selon le besoin de chaque enfant…

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Comment développer les compétences mathématiques dès le plus jeune âge ? 

Les 8 types d'intelligences multiples 

Pédagogie coopérative : comment encourager le tutorat entre les élèves ? 

Pour aller plus loin 

Guide pédagogique de la méthode Singapour 

La méthode de Singapour selon Jean-Michel Jamet 

Et si les Français devenaient aussi forts en maths que les Singapouriens ? 

Sources 

La librairie des écoles 

Vidéo : La méthode Singapour 

RTL : L’étude du niveau des petits Français en maths 

France info : le niveau des élèves français en maths et sciences

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