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Favoriser l’éveil des sens

Presque tout se joue avant 2 ans.

 

Le tout petit découvre le monde à chaque instant, dans sa relation à l’autre. Porté par le regard, la voix, la posture bienveillante de l’adulte qui propose d’expérimenter, de sentir, ressentir, il va faire ses premiers pas et se frotter à différents environnements.

Le bébé s'éveille d'abord au monde en réagissant à des stimuli auditifs, tactiles, gustatifs, kinesthésiques (le mouvement), somesthésiques (sensibilité du corps), olfactifs et enfin visuels. Plus le cerveau du jeune enfant se développe, plus il se différencie des autres. Les sens se développent naturellement, mais on peut encourager ce processus par l'éducation. On accède d'abord à la connaissance du monde par nos sens et le développement des sens entraîne celui de l'imagerie mentale. Pour Jean Piaget, l'enfant commence à construire des images mentales vers sa deuxième année. Lorsque l’enfant atteint 4-5 ans, il génère des évocations visuelles suffisamment précises pour l'aider à mieux apprendre.

Presque tout se joue avant 2 ans

Presque tout se joue avant 2 ans, le cortex auditif connaît son pic de croissance du dernier trimestre de gestation à la première année de l'enfant (-3 mois à 12 mois). Il est très conseillé à tout adulte de parler un langage riche, emprunt de tonalités et d'accents différents à un bébé et à lui faire écouter des musiques et des sons variés.

Les bébés sont des génies et ont en eux un potentiel infini

On peut également proposer au tout petit une large variété de stimulations visuelles, parce que la densité des synapses dans le système visuel connaît un pic vers le 10ème mois. Le système visuel est très complexe avec ses 15 zones dédiées à la perception des mouvements, couleurs, teintes, profondeur, etc. C'est pourquoi le Dr Ramachandran, un neuroscientifique de l'université de San Diego en Californie, spécialiste de la vision, préconise d'éviter d'exposer son enfant à des écrans (télévision, ordinateur, console portable, etc.) avant ses 4-5 ans. En effet, les écrans présentent des images en deux dimensions qui ne stimuleront pas toutes les zones du cerveau en même temps.
Enfin, le système vestibulaire, logé dans l'oreille interne, contrôle le sens du mouvement et l'équilibre. Il participe au développement sensori-moteur. Il est donc souhaitable d’inviter l'enfant à se mouvoir et à saisir des objets pour qu'il devienne sensible à son corps et à son environnement.
Jusqu’à environ 6 ans,

Ce sont entre 700 et 1000 connexions cérébrales qui se font chaque seconde dans le cerveau de l’enfant

Les sensations les provoquent et aident considérablement la maturation cérébrale à condition que la stimulation ne soit pas excessive, et qu’elle réponde à un besoin, au moment adéquat (enfant disponible, alerte).
Les crèches constituent sans aucun doute le lieu idéal pour aider les bébés et les enfants les plus jeunes à développer leurs sens, et préparer au mieux le développement des images mentales, par les sens. Les jeux tactiles, tapis d’éveil, balles, musiques du monde sont par exemple d’excellents supports.
Le matériel proposé pourra révéler des facilités ou des difficultés. Il est important de rester prudent, de bien observer, de dialoguer en équipe.

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Bébé 0-3 ans
Peut-on laisser les enfants jouer avec la nourriture ?

Lorsque vous étiez petit, vos parents vous ont sûrement répété à maintes reprises qu’il ne fallait pas jouer avec la nourriture. Pourtant, on considère aujourd’hui que c’est la meilleure manière pour eux de découvrir les aliments et de développer dès le plus jeune âge des habitudes alimentaires saines. En effet, les aliments présentent des aspects différents qui amènent les enfants à les manipuler, les goûter etc.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous aide à comprendre l’importance de la découverte sensorielle des aliments dans l’apprentissage de l’autonomie et le développement du goût.

Dis-moi… Peut-on laisser les enfants jouer avec la nourriture?

Découvrir de nouveaux aliments et apprendre à les aimer passe par le goût mais également par la vue et le toucher.
Quand on lui offre des cubes de pastèques, Nicolas les regarde, les prend du bout des doigts, s’amuse à les empiler et les soulève comme une fusée. Ces manipulations lui permettent non seulement de se familiariser avec cet aliment mais aussi d’exercer sa capacité à saisir de petites choses, à contrôler ses gestes et améliorer sa coordination. En écrasant la pastèque entre ses doigts, Nicolas découvre sa texture et constate que c’est tout plein de liquide. Quand il porte le morceau de pastèque à sa bouche, c’est avec plaisir qu’il en goûte le jus sans le croquer.
Les jeunes enfants aiment explorer leur nourriture et essaient peu à peu de se nourrir seuls avec leur doigts puis avec la cuillère. En laissant l’enfant manipuler, tâter et mâchouiller sa nourriture sans trop de restrictions, l’adulte lui donne l’occasion de découvrir ses aliments sous différents angles. Pour Nicolas, les moments de repas et de collations sont donc des moments de découverte et d’apprentissage comme lorsqu’il joue avec ses amis.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Laisser l’enfant explorer la nourriture qu’il a dans son assiette. En effet, le plaisir de manger passe par les cinq sens ainsi le toucher est aussi important que le visuel, l’olfactif ou le gustatif.
  • Le fait de prendre les aliments dans sa main va faire, par ailleurs, travailler sa motricité fine (et surtout la pince de la main)
  • Prévoir un tablier de table pour que l’enfant puisse explorer les aliments sans risque qu’il se tache ou se salisse.
  • Mettre en place des ateliers repas où l’enfant peut toucher, tripatouiller, mâchouiller… les aliments et surtout ceux qu’il ne connaît pas.

Pour aller plus loin

Bébé 0-3 ans
Comment aider l’enfant à s’endormir ?

La routine du sommeil revient tous les jours, que ce soit à la sieste ou le soir. S'il n'existe pas de méthodes miracles pour endormir les enfants, certaines conditions sont plus propices au sommeil.
Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous donne quelques conseils pour accompagner l’enfant en toute sérénité dans les bras de Morphée.

Dis-moi… Comment aider l’enfant à s’endormir ?

Le sommeil est nécessaire pour le développement du cerveau, la croissance du corps et le renforcement du système immunitaire. En faisant des activités calmes avant le coucher et en diminuant la lumière, l’adulte prédispose l’enfant à mieux s’endormir. C’est la glande pinéale ou épiphyse qui sécrète la mélatonine que l’on appelle l’hormone du sommeil. Elle est produite en absence de lumière et a pour mission principale de réguler le cycle du sommeil et de l’éveil. Tamiser ou éteindre la lumière aide donc l’enfant à s’endormir. Au contraire, la lumière vive et intense, comme celle des écrans, freine la production de mélatonine, ce qui nuit au sommeil.
Établir une routine prévisible au coucher rassure l’enfant car il sait ce qu’il va se passer. Lorsqu’il se sent en sécurité, il peut s’endormir plus facilement. Au besoin, une couverture ou un doudou auquel il est particulièrement attaché peut l’aider à se réconforter. Calme et détendu, l’enfant rejoint alors le pays des rêves en toute quiétude.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Établir une routine prévisible comprenant des activités calmes au coucher rassure l’enfant car il sait ce qu’il va se passer.
  • Proposer à l’enfant son doudou ou autre objet réconfortant (veilleuse, musique...) afin de le rassurer si de l’angoisse se fait ressentir.
  • Bannir les écrans avant le sommeil afin de favoriser la production de mélatonine.
  • Si le sommeil de l’enfant devient problématique pour la famille (fatigue intense des parents...), n’hésitez pas à en parler avec un spécialiste et surtout vous faire aider pour votre entourage. Il est important de vous protéger autant que protéger l’enfant.
  • Afin que l’enfant prenne l’habitude de s’endormir par lui-même, essayer dans la mesure du possible de le coucher quand il est encore éveillé.

 

Pour aller plus loin

Bébé 0-3 ans
Pourquoi les enfants ont besoin d’aide pour réaliser une tâche ?

Entre 1 et 3 ans, l’enfant a besoin d’un petit coup de pouce de votre part pour réaliser une tâche. En effet, son cerveau ne sachant pas encore organiser ses tâches, l’enfant est focalisé sur le moment présent.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous aide à comprendre le schéma de pensée de l’enfant et vous donne quelques astuces pour l’aider à organiser la tâche à réaliser.

Dis-moi… Pourquoi les enfants ont besoin d’aide pour réaliser une tâche ?

Notre petit Ludovic se prépare pour jouer avec de la pâte à modeler. Mais son éducatrice lui demande de ranger d’abord le casse-tête de train, avec lequel il jouait. Son envie de profiter du moment présent prend alors le dessus et lui fait oublier la consigne de son éducatrice : Ludovic recommence à jouer. Cette attitude est tout à fait normale pour un enfant de son âge : plus l’enfant est jeune, moins il est capable de planifier. Son cerveau n’est pas assez mâture : l’enfant est alors davantage concentré sur le moment présent et le plaisir immédiat.
Ainsi, vous pouvez diviser la tâche en plusieurs étapes compréhensibles et à répéter les consignes. Dans le cas présenté, l’éducatrice indique à Ludovic de ranger les pièces dans la boîte puis, elle lui signifie d’aller placer la boîte sur l’étagère.
L’adulte permet ainsi à l’enfant de développer sa propre capacité de planification, ce qui est indispensable notamment pour l’ensemble des tâches quotidiennes.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Nommer et décrire les tâches à réaliser
  • Accompagner l’enfant dans la priorisation et l’aider à séquencer ses tâches
  • Etre un acteur accompagnant sans se substituer à l’initiative de l’enfant
  • Valoriser les tâches accomplies
  • Donner des consignes courtes et concrètes
  • Découper la tâches en petites parties
  • Être un modèle, faire preuve d’exemplarité
  • Instaurer des routines
  • Offrir des choix et apprendre à sélectionner

Pour aller plus loin

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