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AccueilEnfant 3-12 ansL'œil du proComment aménager un parcours de motricité à la maternelle ?

Comment aménager un parcours de motricité à la maternelle ?

À partir de 3 ans, le jeune enfant doit perfectionner ses habiletés motrices acquises. Les enseignements dispensés en école maternelle entrent alors en jeu : les séances d’activités motrices libres, guidées ou dirigées aident l’enfant à développer ses capacités motrices et à atteindre les objectifs fixés par le programme. Lors de ces séances, la mise en place de parcours de motricité est indispensable.

Le parcours de motricité, un dispositif au service du développement de l’enfant

Le parcours se définit comme “un ensemble structuré et cohérent d’ateliers, de modules mettant en jeu des habiletés motrices particulières, définies et variées. Il s’agit de faire vivre à l’élève des situations diverses où il mettra en jeu ses capacités motrices pour en développer de nouvelles”¹. Il constitue un dispositif pédagogique au service d’une unité d’apprentissage ; il n’est pas une fin en soi. Ainsi, le parcours de motricité aide l’enfant à construire son répertoire d’actions motrices essentielles en réalisant :

  • des déplacements : courir, ramper, sauter, rouler, glisser, grimper ;
  • des équilibres ;
  • des manipulations : agiter, tirer, pousser ;
  • des projections : lancer, recevoir. 

La répétition de ces différentes actions incite l’enfant à mieux les coordonner, les enchaîner et à adapter sa conduite motrice pour réaliser un geste plus efficace et précis. Ainsi, évoluer dans un parcours de motricité doit lui permettre de développer et d’acquérir trois compétences fondamentales :

  • adapter ses déplacements à des environnements ou contraintes variés ;
  • se repérer et se déplacer dans l’espace ;
  • décrire ou représenter un parcours simple (langage).

 Afin d’acquérir ces dernières, l’aménagement d’un parcours de motricité est indispensable.

 Comment construire un parcours de motricité ?

Au-delà des expériences corporelles vécues par les enfants, le parcours de motricité contribue au développement moteur, sensoriel, affectif et cognitif. Il doit proposer :

  • un scénario pour susciter l’imaginaire et être facilement compréhensible par les enfants ;
  • des situations attrayantes en jouant sur les formes, les couleurs ;
  • des ateliers riches et variés ;
  • des situations plus complexes pour favoriser l’engagement et le dépassement de soi.

Le choix du matériel se révèle alors un élément central de la mise en place. Il doit être source de motivation, servir de repères, permettre d’enrichir le parcours et offrir une difficulté ou une aide supplémentaire.

Par exemple, vous pourrez mettre en place un parcours évolutif aux ateliers stimulants pour travailler la motricité avec :

  • des structures de motricité fixes, à l’image de notre gamme CLIMB.  Les enfants pourront y développer leurs capacités à se déplacer (ramper, grimper, sauter, glisser) pour gagner en agilité et confiance en soi ;
    structure de motricité enfant maternelle

Avec l’arrivée des beaux jours, pourquoi ne pas imaginer un parcours de motricité en extérieur ? Notre gamme Explor’action a été imaginée pour créer de parcours modulables à l’infini et offrir différentes situations afin d’aider les enfants à prendre confiance en leurs capacités physiques. 

parcours de motricité extérieur enfant

Tout en construisant le parcours, vous devez être attentif à la sécurité des enfants et aux points suivants :

  • le parcours doit être adapté aux enfants concernés ;
  • le matériel doit être vérifié à chaque début de séance ;
  • les consignes doivent être respectées : sens du parcours, apprendre à attendre son tour etc. ;
  • l’enseignant doit se positionner à des endroits stratégiques pour apporter une sécurité physique et affective.
  • le sol peut être protégé par des tapis de réception, notamment lorsque des éléments surélevés sont mis en place.

A travers les différents parcours pensés par l’enseignant, l’enfant pourra explorer ses possibilités physiques et construire une “image orientée de son corps” (devant, derrière, au-dessus, au-dessous, à droite, à gauche, loin, près). Il sera alors armé pour s’adapter à tous les environnements.

Pour aller plus loin :

¹http://matthieupointreau.free.fr/IMG/pdf/parcours_document_a_donner_aux_enseignants.pdf

 

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Enfant 3-12 ans
Comprendre et apprendre les mathématiques avec la méthode Singapour

Tous les 4 ans, l’étude comparative Timss mesure le niveaux des élèves de CM1 et de 4e de plus de 50 pays sur leurs capacités en Mathématiques et en Sciences.

A nouveau, l’édition Timss 2019 met en lumière les difficultés des petits français-ses, en bas de classement et sous la moyenne européenne.

Face à cette baisse continue du niveau des élèves français, le député et mathématicien Cédric Vilani, dans un rapport remis en février 2018, évoquait la nécessité de "réconciliation" avec les mathématiques et du plaisir d’apprendre. Ce rapport recommandait également à l’ensemble des partenaires pédagogiques de s’inspirer de la méthode Singapour.

Et si on vous en disait plus sur cette méthode progressive et ludique pour enseigner et faire aimer les maths aux enfants ? Ça vous tente ?

Qu’est-ce que la méthode Singapour ? 

Les élèves de Singapour sont aujourd’hui les meilleurs du monde en  mathématiques alors qu’ils étaient en bas de classement il y a 40 ans.

C’est en 1965, lors de l’indépendance de Singapour, que l’Etat décide de prendre les choses en main. En 1980, des didacticiens réalisent une synthèse de ce qui fonctionne en didactique des mathématiques. La méthode Singapour est née !

Cette technique d’apprentissage progressive a pour objectif d’inciter les enfants à passer du concret à l'abstrait et du simple au complexe...

Étymologiquement, le mot “comprendre” en latin, il signifie “saisir avec”, “prendre”. On comprend mieux lorsqu’on fait par soi-même. L’enfant a besoin de se sentir investi dans ce qu’il fait pour comprendre pleinement son acte et trouver des solutions à son problème.

Du CP jusqu’à la 6ème 

Dès le CP, les notions et opérations simples sont étudiées par couple (addition et soustraction, multiplication et division…), de manière approfondie jusqu’à ce que les élèves en comprennent le sens et les maîtrisent parfaitement.

L’apprentissage progressif repose sur l’approche dite “concrète - imagée - abstraite” et par la mise en application d’une grande variété de problèmes. Très tôt, les élèves sont incités à user de plusieurs stratégies pour la résolution des problèmes.

La phase concrète (par l’objet)

Les élèves sont guidés dans leur compréhension du concept grâce à la mise en situation ou la manipulation d’objets concrets (manipulation de cubes, de jetons, parts de gâteaux…).

Nos outils de manipulation

La représentation imagée 

Les objets sont remplacés par des images : la modélisation. Par exemple, dans la résolution d’un problème, une pile de 5 cubes représente le chiffre 5, puis une pièce de 5 centimes…

La représentation abstraite (Chiffres et symboles) 

Le recours aux seuls symboles mathématiques constitue l’objectif de cette ultime étape.

Progressivement, les élèves apprennent à utiliser exclusivement les chiffres et les symboles.

La verbalisation 

La verbalisation permet d’approfondir la compréhension du problème. Elle permet à l’enfant de décrire et d’expliquer ce qui l’a aidé à aboutir à la résolution du problème.

Lorsqu’il verbalise sa pensée et son raisonnement, cela aide l’adulte à voir si la méthode est réellement acquise ou non par l’enfant. Verbaliser permet de mettre des mots sur le problème et favorise sa résolution.

Petite technique : une fois que l’enfant a résolu le problème, invitez-le à venir exposer devant la classe son raisonnement ainsi que la solution du problème. C’est l’aboutissement de la compréhension du problème pour l’enfant et l’enseignant.

Pourquoi utiliser la méthode Singapour ? 

  • acquisition de bases solides par l’apprentissage en profondeur ;
  • meilleure connexion entre les différentes notions mathématiques apprises ;
  • apprentissage ludique et attrayant, la manipulation d’objets est plus porteuse de sens pour l’enfant qui comprend mieux ce qu’il fait et l’intérêt des opérations mathématiques ;
  • amélioration de la confiance en soi par la progressivité de l’approche et les différentes stratégies qui peuvent être utilisées pour résoudre un problème..

Comment mettre en place la méthode Singapour ? 

Afin d’aborder cette méthode dans votre classe, ou avec votre enfant, nous vous conseillons de bien assimiler les concepts. Plusieurs ressources s’offrent à vous sur internet ou même dans différents manuels.

Vous pouvez vous aider du Guide pédagogique (CP-CE1) développé par Jean-Michel Jamet, professeur des écoles et de son site internet.

Vous retrouverez également comment aborder les 4 opérations dès le CP et les différents concepts clés sur le site de la librairie des écoles.

Pour vous équiper, nous vous avons sélectionné du matériel spécifique : cubes colorés, en bois, avec des fiches d’apprentissages.

Réglettes nombres 

Base 10 en bois 

Maxi lot cube base chiffre et ses apprenti’fiches

Aujourd’hui, la méthode Singapour n’a plus rien à prouver concernant son efficacité et tente de rentrer pleinement dans le système scolaire Français. Il ne vous reste plus qu’à vous laisser tenter, essayer, puis moduler votre méthode selon le besoin de chaque enfant…

À lire aussi sur notre blog 

Comment développer les compétences mathématiques dès le plus jeune âge ? 

Les 8 types d'intelligences multiples 

Pédagogie coopérative : comment encourager le tutorat entre les élèves ? 

Pour aller plus loin 

Guide pédagogique de la méthode Singapour 

La méthode de Singapour selon Jean-Michel Jamet 

Et si les Français devenaient aussi forts en maths que les Singapouriens ? 

Sources 

La librairie des écoles 

Vidéo : La méthode Singapour 

RTL : L’étude du niveau des petits Français en maths 

France info : le niveau des élèves français en maths et sciences

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