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AccueilBébé 0-3 ansBien manger et bouger dès le plus jeune âge

Bien manger et bouger dès le plus jeune âge

L’apprentissage alimentaire et physique passe par beaucoup d’aventures et d’expériences qui laisseront aux enfants de merveilleux souvenirs qu’ils garderont une fois adultes. L’apprentissage alimentaire et physique passe par beaucoup d’aventures et d’expériences qui laisseront aux enfants de merveilleux souvenirs qu’ils garderont une fois adultes.

Quel plaisir de découvrir jour après jour la diversité de l’alimentation et les joies qu’elle procure tout comme celui de développer sa dextérité dans les domaines physiques.

De bonnes habitudes acquises durant l’enfance, en commençant tôt, auront toutes les chances de perdurer, c’est pourquoi c’est le moment clé pour agir : à la maison, en famille, à l’école, en centre aéré…

 

Un enfant qui mange bien et qui se dépense aura plaisir à aller dormir : tout cela favorise une croissance harmonieuse qui prévient les risques de surpoids et d’obésité. Faire jouer et faire bouger un enfant sont aussi des moyens doux et efficace de le détourner des écrans et autres activités sédentaires, même si certaines comme les cours en classe sont inévitables.

 

De 6 à 24 mois

La diversification alimentaire

Illustration issue du site Alimentation du tout petit

L’apprentissage des bonnes habitudes commence dès la phase de la diversification alimentaire en sollicitant les sens du tout petit.

 

Miam ! Votre attitude compte

L’enfant étant sensible aux signes non verbaux : souriez lorsque vous lui donnez à manger, et émettez des signes de plaisir. Cela va l’aider dans sa découverte alimentaire car le message est associé à une sensation agréable. Difficile pour lui de manger un aliment quand nous faisons la grimace lors de sa présentation.

 

Variez le plus possible

Faites-lui découvrir la diversité des fruits et légumes. Privilégiez les de saison, locaux et si possible bio. Si vous faites des petits plats maison, aidez-vous du site l’alimentation du tout petit.  Votre tout petit pourra faire la grimace : ce n’est pas grave. Répétez l’essai jusqu’à ce qu’il l’adopte. Proposez dans un premier temps les légumes seuls (et non un mélange)  pour que votre enfant identifie bien la saveur.

Tableau de l'alimentation recommandée pour les enfants de 6/12 mois

Tableau de l'alimentation recommandée pour les enfants de 6/12 mois

Optez pour des légumes et fruits surgelés pour ceux hors saison et réalisez des recettes maisons que vous adapterez à son âge. Il est important que l’enfant goûte et apprécie un maximum de saveurs différentes avant la période de néophobie alimentaire, qui commence vers 18 mois-2 ans.

À partir de l’âge de 1 an, l’enfant expérimente beaucoup de choses… C’est l’occasion de lui présenter les aliments qu’il consomme au quotidien, en y associant leurs noms. Parlez de leurs couleurs, du bruit qu’ils font (briser une baguette fraîche à côté de son oreille pour qu’il entende le croustillant…) ; faites-lui les toucher (le lisse de la tomate ou le rugueux du pain)…

Aidez-vous avec des imagiers sur les aliments ou encore de puzzles, encastrements, gros dominos sur les fruits et légumes ou encore de jeux de dînette pour aider à l’éveil de Bébé.

 

Encouragez-le à bouger !

L’acquisition de la marche, de l’équilibre sont source de sourires… Les tout petits sont ravis de grimper, trotter… Encouragez-les pour qu’ils développent ce goût du mouvement. Découvrez notamment les bases de la motricité libre pour aider Bébé dans ce grand apprentissage et ne plus frémir à l’idée de ses cascades.

 

24 mois à 36 mois

 

Comment lutter contre la néophobie alimentaire ?

 

la néophobie alimentaire

Illustration issue du site Alimentation du tout petit

Vers l’âge de 2 ans, votre enfant va commencer à dire non aux nouveaux aliments que vous lui présentez, voire même à refuser ceux qu’il appréciait d’habitude. Cela fait partie de son développement naturel. Cette néophobie peut être d’intensité variable et de durée plus ou moins longue. Elle n’est pas éternelle et s’achève en moyenne vers l’âge de 7 ans.

Cette période va mettre certains jours votre bonne humeur à l’épreuve. L’important est de ne pas vous décourager, ni de vous lasser. Laissez-lui à nouveau le temps de se familiariser en lui présentant régulièrement l’aliment concerné, dans un climat détendu sans jamais le forcer.

Faites-le participer : faites-lui cultiver des fruits ou des légumes, allez à la cueillette, préparez des recettes ensemble… C’est la bonne période pour commencer à le faire participer au potager ou à jardiner en famille ou encore à créer un mini potager avec des légumes à croissance rapide comme les radis… Cette stratégie sera payante à long terme.

À cet âge, l’enfant apprécie les jeux d’imitation ou qui accompagnent son développement cognitif. Proposez-lui de jouer à la dinette avec des aliments factices. Puzzles, lotos, imagiers lui permettront d’acquérir du vocabulaire et d’appréhender les formes.

Proposez-lui de grandes feuilles pour qu’il libère sa créativité en dessinant les aliments qu’il mange, boit ou jardine, ou proposez-lui de la pâte à modeler.

 

Développez son goût pour l’activité physique

 

Commencez également à lui parler de l’importance de faire bouger son corps. En effet, l’activité physique est le pendant indissociable de l’alimentation. Développer son goût pour bouger est tellement important. Jusqu’à 6 ans, il est recommandé qu’un enfant bouge 3 heures par jour. Prêt pour le défi ?

Variez les plaisirs pour qu’il éprouve des sensations variées source d’éclats de rire. La rédaction Wesco vous propose une série d’activités faciles à mettre en place :

  • marelle géante ;
  • concours du plus beau saut de flaque ;
  • partie de ballon en famille ;
  • sortie à la piscine ;
  • transformation du jardin en piste de décollage et se prendre pour des avions fous…

 

 

Pour aller plus loin, nous vous proposons les articles suivants :

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Bébé 0-3 ans
Peut-on laisser un enfant jouer seul, à l’écart du groupe ?

Alors que vous êtes en train de mettre en place une activité de groupe, un des enfants se met à l’écart du groupe pour jouer seul. Vous êtes alors quelque peu inquiet par son attitude, bien que vous sachiez que le jeu libre est la première forme de jeu à laquelle s’adonnent les bébés.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous donne les clés pour comprendre votre rôle dans pareille situation.

Dis-moi… peut-on laisser un enfant jouer seul, à l’écart du groupe ?

Bien sûr ! Le fait qu’un enfant se retire pour jouer seul et librement n’est pas un problème. Néanmoins, vous devez vous assurer que l’enfant ne reste pas dans son coin ou ne s’isole pas pour éviter d’entrer en relation avec ses autres camarades.

Dans la situation présentée, Jérémie s’écarte du groupe pour jouer dans le coin costumes alors que ses petits camarades réalisent l’activité de bricolage proposée par l’institutrice. Il essaye plusieurs déguisements avant de trouver celui qui lui convient. Ainsi, l’absence de règles encourage la créativité de l’enfant et l’amène à faire des choix par lui-même ce qui développe son autonomie et sa confiance en lui.

En offrant la liberté de jouer seul et en n’intervenant pas dans le jeu, l’adulte permet à l’enfant de passer un bon moment tout en lui permettant d’apprendre son rythme.

L’importance du jeu libre

Tous les enfants ont besoin de jouer seuls : c’est comme un retour aux sources pour eux car c'est ainsi qu’ils ont commencé. En effet, ce n’est que vers 2-3 ans qu’ils commencent à partager des jeux avec d’autres enfants, d’abord sans interagir puis en développant la coopération, l’entraide et le compromis.
Jouer seul apporte de nombreux bienfaits à l’enfant : il va y développer son autonomie, créativité et sa confiance en lui. Cela va lui permettre de découvrir son environnement et ses limites.
S'isoler d’un groupe peut aussi être ressourçant pour celui qui passe ses journées en collectivité : le jeu libre peut alors se révéler comme un temps plus calme où l’enfant recharge ses batteries.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Laisser des jouets adaptés à son âge, ses goûts et ses capacités à portée de mains.
  • Laisser l'enfant prendre des initiatives et expérimenter.
  • Garder un œil sur l’enfant, sans intervenir ; vous pouvez faire des commentaires positifs sur son jeu pour l’encourager.
  • Permettre à l’enfant qui s’est isolé de raconter/montrer ce qu’il a fait aux autres et de découvrir ce que ses camarades ont fait.

En savoir plus sur le sujet :

Pour aller plus loin :

Pourquoi laisser les enfants jouer sans règles ni consignes

Bébé 0-3 ans
Pourquoi les enfants ont besoin d’aide pour réaliser une tâche ?

Entre 1 et 3 ans, l’enfant a besoin d’un petit coup de pouce de votre part pour réaliser une tâche. En effet, son cerveau ne sachant pas encore organiser ses tâches, l’enfant est focalisé sur le moment présent.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous aide à comprendre le schéma de pensée de l’enfant et vous donne quelques astuces pour l’aider à organiser la tâche à réaliser.

Dis-moi… Pourquoi les enfants ont besoin d’aide pour réaliser une tâche ?

Notre petit Ludovic se prépare pour jouer avec de la pâte à modeler. Mais son éducatrice lui demande de ranger d’abord le casse-tête de train, avec lequel il jouait. Son envie de profiter du moment présent prend alors le dessus et lui fait oublier la consigne de son éducatrice : Ludovic recommence à jouer. Cette attitude est tout à fait normale pour un enfant de son âge : plus l’enfant est jeune, moins il est capable de planifier. Son cerveau n’est pas assez mâture : l’enfant est alors davantage concentré sur le moment présent et le plaisir immédiat.
Ainsi, vous pouvez diviser la tâche en plusieurs étapes compréhensibles et à répéter les consignes. Dans le cas présenté, l’éducatrice indique à Ludovic de ranger les pièces dans la boîte puis, elle lui signifie d’aller placer la boîte sur l’étagère.
L’adulte permet ainsi à l’enfant de développer sa propre capacité de planification, ce qui est indispensable notamment pour l’ensemble des tâches quotidiennes.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Nommer et décrire les tâches à réaliser
  • Accompagner l’enfant dans la priorisation et l’aider à séquencer ses tâches
  • Etre un acteur accompagnant sans se substituer à l’initiative de l’enfant
  • Valoriser les tâches accomplies
  • Donner des consignes courtes et concrètes
  • Découper la tâches en petites parties
  • Être un modèle, faire preuve d’exemplarité
  • Instaurer des routines
  • Offrir des choix et apprendre à sélectionner

Pour aller plus loin

Enfant 3-12 ans
La classe flexible : petite révolution à l’école primaire !

Dans une société en perpétuel mouvement où la mobilité fait partie intégrante de notre quotidien, l’enjeu pour toute structure (entreprise, école…) est de proposer des solutions concrètes pour favoriser le bien-être des individus. Si certaines entreprises ont déjà amorcé ce travail en développant des espaces de co-working ou des lieux de détente, qu’en est-il du côté de nos enfants ? Exit les bureaux d’école alignés, aujourd’hui on pense îlots de travail, assises mobiles… bienvenue en classe flexible !

Qu’est-ce qu’une classe flexible ?

Née outre Atlantique, la classe flexible fait aujourd’hui des émules en France. A l’heure où les enfants sont surstimulés, il est parfois difficile de les maintenir assis pendant plusieurs heures. On parle beaucoup d’hyperactivité, de troubles de l’attention… ces comportements aujourd’hui bien identifiés se heurtent à des schémas d’organisation de la classe qu’il faut désormais repenser.

Bousculant les lignes établies, la classe flexible repose sur deux notions fondamentales : l’aménagement de l’espace et le type de pédagogie éducative suivi. Ainsi, l’élève n’a pas de place attitrée, il évolue seul ou en groupe sur différents îlots et suit le programme scolaire au moyen de jeux, expériences, lectures…
En France, Céline Alvarez, linguiste et conférencière, est une fervente défenseur de la classe flexible. Et pour cause ! Elle en a été la principale instigatrice lors d’une expérimentation sur 3 ans dans une école classée ZEP à Gennevilliers. Les résultats ont été probants : élèves plus autonomes et qui entrent plus facilement dans l’apprentissage de la lecture, des capacités cognitives supérieures à la moyenne et enfin des relations sociales bien ancrées. En somme, la classe flexible ne fait que répondre aux besoins du jeune enfant qui pour former son intelligence doit évoluer dans un environnement propice à l’autonomie et à l’expérimentation.

Comment fonctionne une classe flexible ?

Résumer la classe flexible à un simple choix de mobilier est réducteur. En effet, la classe flexible est une subtile adéquation entre un aménagement modulable, ergonomique et une pédagogie active où l’écrit n’est plus le seul et unique moyen d’apprendre et de valider des compétences.

En classe flexible, les élèves font leurs propres choix (travailler seul ou en groupe) et sont autonomes dans leurs apprentissages. Ils s’appuient notamment sur des plans de travail établis sur plusieurs semaines et suivant une certaine progression (on parle parfois de ceintures de compétences).

Ils peuvent s’installer où ils souhaitent et changer de place autant qu’ils veulent. Contrairement aux idées reçues, un îlot n’est pas dédié à un type d’activité mais est plutôt destiné à répondre à un besoin physiologique de l’enfant (concentration, coopération…). Ainsi, les enfants recherchant le calme préféreront les assises souples voire cloisonnées. Alors que les enfants qui expriment un besoin clair de mouvement se dirigeront naturellement vers les assises mobiles (ballon de gym par exemple). Dans le cas de manipulations ou de jeux, les élèves peuvent être amenés à travailler directement au sol.

Enfin, l’enseignant dispose d’un espace de travail intégré au cœur de la classe. Ce ne sont pas les élèves qui viennent à lui mais plutôt l’inverse. L’enseignant est mobile dans sa classe et passe d’îlots en îlots accordant ainsi du temps à chaque élève.

Quelques pistes à retenir pour aménager sa classe flexible

 

Un exemple d’aménagement de classe flexible
1. Travail collaboratif debout
2. Espace plus institutionnel pour les leçons
3. Zone dédiée à l’échange
4. Expérimentations et activités créatives

 

Par ailleurs, il est important d’avoir à l’esprit que dans une classe flexible, les différents aménagements ne sont pour autant pas figés sur toute une année scolaire. En effet, en fonction de l’évolution du programme mais aussi de la façon dont vont se comporter les élèves dans cet environnement de travail, l’enseignant peut être amené à revoir de manière plus ou moins régulière l’aménagement de sa classe flexible. Par exemple, l’enseignant aura parfois besoin que tous les élèves soient présents face au tableau. C’est le cas notamment lors d’exercices de graphie où le fait de devoir se contorsionner pour visualiser le tableau pourrait freiner l’élève dans son apprentissage. Dans cette nouvelle organisation, flexibilité et adaptabilité perpétuelle ne sont donc pas dissociables !
En complément, la classe flexible intègre une notion importante qui est celle de l’environnement ambiant dans lequel vont évoluer les élèves. Ainsi, l’apport en lumière naturelle, la température intérieure ou la couleur des murs sont autant de paramètres à prendre en considération. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir dans certaines classes la présence de végétaux. Ces derniers présentent des intérêts multiples :

  • accompagner les enfants dans l’apprentissage des sciences (observer l’évolution de la graine à la fleur, comprendre le principe de photosynthèse),
  • responsabiliser les élèves (gestion de l’arrosage des plantes par exemple),
  • participer à la dépollution et à l’assainissement de l’air intérieur.

Quels sont les bénéfices d’une classe flexible ?

Une étude menée par la clinique Mayo en 2006 auprès de 300 élèves a démontré que la possibilité de changer de posture améliorait de 12% la capacité d’attention des élèves. Et c’est là tout l’enjeu de la classe flexible : permettre à l’enfant de choisir la position la plus confortable qui soit pour apprendre et lui donner la possibilité d’en changer autant qu’il le souhaite dans la journée. Dans la même lignée, une autre étude, cette fois-ci, menée par des chercheurs de l’Université de Salford au Royaume Uni en 2015, a démontré que l’aménagement d’une classe permettait aux élèves d’accroître jusqu’à 25% leur niveau d’apprentissage.

Un enfant qui se sent bien dans sa classe est plus enclin à apprendre et renforce incontestablement son sentiment d’appartenance au groupe.

Les points forts de la classe flexible :

  • Le travail en groupes favorise l’entraide entre élèves (développement d’une forme de tutorat) et par ricochet la tolérance et l’ouverture d’esprit. Un enfant qui se sent écouté gagnera en confiance, en autonomie et en estime de soi.
  • Une motivation décuplée grâce au libre arbitre offert à l’élève qui peut travailler en groupe, seul, debout… L’élève réalise ses propres expériences et affine avec le temps les positions qui lui sont confortables pour apprendre ou écouter. Sa capacité de concentration en est d’autant plus impactée. Il est un véritable acteur dans la progression de ses apprentissages.
  • Dans une classe flexible, il n’y a pas une seule manière académique d’acquérir des compétences. La diversité des formes d’apprentissage (jeux, manipulations…) corrobore avec le concept d’intelligences multiples. Grâce à l’apport des neurosciences, on sait aujourd’hui que chaque élève a des besoins différents pour apprendre. Certains vont s’appuyer sur des repères visuels, d’autres manipuler des objets ou bien encore choisir la discussion.

Pour les enseignants, ce mode de fonctionnement permet de passer plus facilement en mode “observateur” et de prendre de la hauteur sur la classe (accorder du temps individuellement, repérer rapidement les difficultés, encourager l’autonomie…).
Vous êtes prêt à faire basculer votre classe dans une dimension flexible ? Découvrez notre sélection de mobilier dédié.

 

Pour aller plus loin :

 

Sources :

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