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Comment s’initier à la motricité libre

et accompagner le développement moteur de Bébé.

 

Tout en découvertes, un espace de motricité libre doit répondre à plusieurs critères : la sécurité, la facilité d’entretien, la modularité ET la pédagogie. Nous vous proposons ici de découvrir la motricité autonome ou libre. Permettre à l’enfant de se mouvoir en toute sécurité, sous un œil attentif, et sans le maintenir dans une position dont il n’a pas la maîtrise, sont les bases de la motricité libre.

 

La motricité libre (ou autonome), qu’est-ce que c’est ?

La motricité libre, élément de la pédagogie Loczy, est un concept apparu dans les années 60, avec les travaux du Docteur Emmi Pickler, dans lequel un développement moteur autonome est permis à l’enfant. Bébé prend lui-même les manettes de son développement et éprouve un grand plaisir à prendre conscience de ses expérimentations et ses progrès.

Pourquoi la pratiquer ?

Laisser l’enfant accomplir ses propres objectifs, c’est lui permettre de gagner en autonomie. Ne pas intervenir lorsqu’il essaye d’attraper des objets ou qu’il tente simplement de nouveaux mouvements, c’est lui induire l’idée qu’il peut y arriver seul. Bébé se sent ainsi capable de découvrir son équilibre. Grâce à ses expérimentations, il éveille ses capacités et gagne en confiance. Bien sûr, la présence d’un adulte permet de s’assurer que Bébé est en sécurité. Cet œil est essentielle. Cette présence attentive de l’adulte contribue à la sécurité affective de Bébé.

Et en pratique ?

Avant 4 mois, Bébé n'est pas suffisamment mature pour se lancer. Vous commencez ses premiers mois en créant pour lui un environnement sécure. Le porter contre soi, en le câlinant et en échangeant avec lui, l’installer ponctuellement dans un transat douillet, le rassurer en l’entourant d’un cale-bébé, permet au nourrisson de gagner en confiance. À partir de ses 4 mois environ, Bébé, peut être laissé libre de ses mouvements et commencer à explorer le monde. Il est autonome et l’adulte l’accompagne de son regard bienveillant. Ainsi, Bébé s’installe dans des positions qu’il peut reproduire seul et où il peut se maintenir sans l’aide d’objet. L’espace de motricité libre que vous allez créer doit répondre à plusieurs critères : la sécurité, la facilité d’entretien, la modularité ET la pédagogie. Inspirez-vous de notre sélection 100% motricité globale.

Dis-moi comment tu bouges Bébé !

En ce qui concerne la mise en pratique de cette pédagogie, voici ici quelques positions, à envisager comme des points de départ pour encourager Bébé dans une motricité spontanée :

Initiation à la motricité libre par WescoÀ nous le roulé-boulé

Dans un premier temps, déposez Bébé sur le dos, sur un environnement moelleux pour éviter les bosses sur sa caboche. Optez pour une solution hygiénique comme un tapis en toile enduite qui se lave d’un coup d’éponge (pfiou, une machine en moins). Ajoutez un meuble bas pour laisser les jeux à sa hauteur, un cube, une balle, un doudou d’activité ou son jouet d'éveil préféré. Bébé va pouvoir commencer par les observer puis vite vouloir s’en servir. Il va apprendre seul à se retourner et rouler pour attraper les objets de son attention. Petit à petit, il maîtrise les mouvements de son corps. Pour faciliter ses crapahutages, vêtissez l’enfant sans entrave, avec des tissus souples.

 

Initiation à la motricité libre par WescoBientôt le quatre pattes

Allongé sur le ventre, Bébé va relever sa tête puis tout doucement apprendre à se redresser sur ses genoux et ses mains pour découvrir le quatre pattes. C’est le début de son autonomie physique ! Il découvre le bonheur de se déplacer seul et d’atteindre les objets de son choix sans être tributaire de l’adulte.

 

Initiation à la motricité libre par WescoPrêt à s'asseoir

Placez Bébé sur le ventre, la tête levée, les bras en appui et une jambe repliée. À partir de cette position, il va pouvoir se retourner et s’enrouler afin d’atteindre une position assise. Ici, le petit d’homme découvre son équilibre tout en découvrant le monde depuis un nouveau point de vue. Le tout-petit qui apprend seul à s'asseoir développe sa capacité à maintenir cette position naturellement. Pour l’encourager, vous pouvez placer des objets de curiosité légèrement en hauteur. Ainsi, un miroir accroché au mur peut l’encourager. Et quel bonheur de se découvrir !

 

Initiation à la motricité libre par WescoDebout moussaillon

Il peut ensuite s’aider d’objets pour se redresser. À quatre pattes, une prise solide lui permet de se hisser au sommet ! Une barre lui sert à se maintenir en position verticale. En attendant qu’il se tienne debout, n’hésitez pas à suspendre à la barre de petits miroirs ou objets qui sont autant de supports de découverte.

 

Initiation à la motricité libre par WescoDebout sans aide

L’enfant va ensuite apprendre à se lever seul, sans l’aide de prise ou de support. Bien que périlleuse, l’enfant prend plaisir à exercer cette motricité dont il est le seul acteur. Ainsi, il est le propre chef d’orchestre de ses progrès.

Et vous ? Pratiquez-vous déjà la motricité libre ? Quelles sont vos astuces pour la mettre en place ? N’hésitez pas à commenter et partager vos expériences.

 

NB : la motricité libre n’est qu’un des éléments de la pédagogie Loczy.

 

Pour aller plus loin, lisez ou relisez sur notre blog :

Sources pour en savoir plus sur la motricité libre :

Les illustrations sont le fruit de notre super illustratrice Elodie Decourtil (MERCI)

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Enfant 3-12 ans
La méthode Singapour pour comprendre et apprendre les mathématiques

Tous les 4 ans, l’étude comparative Timss mesure le niveaux des élèves de CM1 et de 4e de plus de 50 pays sur leurs capacités en Mathématiques et en Sciences.

A nouveau, l’édition Timss 2019 met en lumière les difficultés des petits français-ses, en bas de classement et sous la moyenne européenne.

Face à cette baisse continue du niveau des élèves français, le député et mathématicien Cédric Vilani, dans un rapport remis en février 2018, évoquait la nécessité de "réconciliation" avec les mathématiques et du plaisir d’apprendre. Ce rapport recommandait également à l’ensemble des partenaires pédagogiques de s’inspirer de la méthode Singapour.

Et si on vous en disait plus sur cette méthode progressive et ludique pour enseigner et faire aimer les maths aux enfants ? Ça vous tente ?

Qu’est-ce que la méthode Singapour ? 

Les élèves de Singapour sont aujourd’hui les meilleurs du monde en mathématiques alors qu’ils étaient en bas de classement il y a 40 ans.

C’est en 1965, lors de l’indépendance de Singapour, que l’Etat décide de prendre les choses en main. En 1980, des didacticiens réalisent une synthèse de ce qui fonctionne en didactique des mathématiques. La méthode Singapour est née !

Cette technique d’apprentissage progressive a pour objectif d’inciter les enfants à passer du concret à l'abstrait et du simple au complexe...

Étymologiquement, le mot “comprendre” en latin, il signifie “saisir avec”, “prendre”. On comprend mieux lorsqu’on fait par soi-même. L’enfant a besoin de se sentir investi dans ce qu’il fait pour comprendre pleinement son acte et trouver des solutions à son problème.

Du CP jusqu’à la 6ème 

Dès le CP, les notions et opérations simples sont étudiées par couple (addition et soustraction, multiplication et division…), de manière approfondie jusqu’à ce que les élèves en comprennent le sens et les maîtrisent parfaitement.

L’apprentissage progressif repose sur l’approche dite “concrète - imagée - abstraite” et par la mise en application d’une grande variété de problèmes. Très tôt, les élèves sont incités à user de plusieurs stratégies pour la résolution des problèmes.

La phase concrète (par l’objet)

Les élèves sont guidés dans leur compréhension du concept grâce à la mise en situation ou la manipulation d’objets concrets (manipulation de cubes, de jetons, parts de gâteaux…).

Nos outils de manipulation

La représentation imagée 

Les objets sont remplacés par des images : la modélisation. Par exemple, dans la résolution d’un problème, une pile de 5 cubes représente le chiffre 5, puis une pièce de 5 centimes…

La représentation abstraite (Chiffres et symboles) 

Le recours aux seuls symboles mathématiques constitue l’objectif de cette ultime étape.

Progressivement, les élèves apprennent à utiliser exclusivement les chiffres et les symboles.

La verbalisation 

La verbalisation permet d’approfondir la compréhension du problème. Elle permet à l’enfant de décrire et d’expliquer ce qui l’a aidé à aboutir à la résolution du problème.

Lorsqu’il verbalise sa pensée et son raisonnement, cela aide l’adulte à voir si la méthode est réellement acquise ou non par l’enfant. Verbaliser permet de mettre des mots sur le problème et favorise sa résolution.

Petite technique : une fois que l’enfant a résolu le problème, invitez-le à venir exposer devant la classe son raisonnement ainsi que la solution du problème. C’est l’aboutissement de la compréhension du problème pour l’enfant et l’enseignant.

Pourquoi utiliser la méthode Singapour ? 

  • acquisition de bases solides par l’apprentissage en profondeur ;
  • meilleure connexion entre les différentes notions mathématiques apprises ;
  • apprentissage ludique et attrayant, la manipulation d’objets est plus porteuse de sens pour l’enfant qui comprend mieux ce qu’il fait et l’intérêt des opérations mathématiques ;
  • amélioration de la confiance en soi par la progressivité de l’approche et les différentes stratégies qui peuvent être utilisées pour résoudre un problème..

Comment mettre en place la méthode Singapour ? 

Afin d’aborder cette méthode dans votre classe, ou avec votre enfant, nous vous conseillons de bien assimiler les concepts. Plusieurs ressources s’offrent à vous sur internet ou même dans différents manuels.

Vous pouvez vous aider du Guide pédagogique (CP-CE1) développé par Jean-Michel Jamet, professeur des écoles et de son site internet.

Vous retrouverez également comment aborder les 4 opérations dès le CP et les différents concepts clés sur le site de la librairie des écoles.

Pour vous équiper, nous vous avons sélectionné du matériel spécifique : cubes colorés, en bois, avec des fiches d’apprentissages.

Réglettes nombres 

Base 10 en bois 

Maxi lot cube base chiffre et ses apprenti’fiches

Aujourd’hui, la méthode Singapour n’a plus rien à prouver concernant son efficacité et tente de rentrer pleinement dans le système scolaire Français. Il ne vous reste plus qu’à vous laisser tenter, essayer, puis moduler votre méthode selon le besoin de chaque enfant…

À lire aussi sur notre blog 

Comment développer les compétences mathématiques dès le plus jeune âge ? 

Les 8 types d'intelligences multiples 

Pédagogie coopérative : comment encourager le tutorat entre les élèves ? 

Pour aller plus loin 

Guide pédagogique de la méthode Singapour 

La méthode de Singapour selon Jean-Michel Jamet 

Et si les Français devenaient aussi forts en maths que les Singapouriens ? 

Sources 

La librairie des écoles 

Vidéo : La méthode Singapour 

RTL : L’étude du niveau des petits Français en maths 

France info : le niveau des élèves français en maths et sciences

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