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Dis-moi - grandir dans la bienveillance

Pourquoi les enfants ont besoin d’aide pour réaliser une tâche ?

Entre 1 et 3 ans, l’enfant a besoin d’un petit coup de pouce de votre part pour réaliser une tâche. En effet, son cerveau ne sachant pas encore organiser ses tâches, l’enfant est focalisé sur le moment présent.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous aide à comprendre le schéma de pensée de l’enfant et vous donne quelques astuces pour l’aider à organiser la tâche à réaliser.

Dis-moi… Pourquoi les enfants ont besoin d’aide pour réaliser une tâche ?

Notre petit Ludovic se prépare pour jouer avec de la pâte à modeler. Mais son éducatrice lui demande de ranger d’abord le casse-tête de train, avec lequel il jouait. Son envie de profiter du moment présent prend alors le dessus et lui fait oublier la consigne de son éducatrice : Ludovic recommence à jouer. Cette attitude est tout à fait normale pour un enfant de son âge : plus l’enfant est jeune, moins il est capable de planifier. Son cerveau n’est pas assez mâture : l’enfant est alors davantage concentré sur le moment présent et le plaisir immédiat.
Ainsi, vous pouvez diviser la tâche en plusieurs étapes compréhensibles et à répéter les consignes. Dans le cas présenté, l’éducatrice indique à Ludovic de ranger les pièces dans la boîte puis, elle lui signifie d’aller placer la boîte sur l’étagère.
L’adulte permet ainsi à l’enfant de développer sa propre capacité de planification, ce qui est indispensable notamment pour l’ensemble des tâches quotidiennes.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Nommer et décrire les tâches à réaliser
  • Accompagner l’enfant dans la priorisation et l’aider à séquencer ses tâches
  • Etre un acteur accompagnant sans se substituer à l’initiative de l’enfant
  • Valoriser les tâches accomplies
  • Donner des consignes courtes et concrètes
  • Découper la tâches en petites parties
  • Être un modèle, faire preuve d’exemplarité
  • Instaurer des routines
  • Offrir des choix et apprendre à sélectionner

Pour aller plus loin

Peut-on laisser les enfants jouer avec la nourriture ?

Lorsque vous étiez petit, vos parents vous ont sûrement répété à maintes reprises qu’il ne fallait pas jouer avec la nourriture. Pourtant, on considère aujourd’hui que c’est la meilleure manière pour eux de découvrir les aliments et de développer dès le plus jeune âge des habitudes alimentaires saines. En effet, les aliments présentent des aspects différents qui amènent les enfants à les manipuler, les goûter etc.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous aide à comprendre l’importance de la découverte sensorielle des aliments dans l’apprentissage de l’autonomie et le développement du goût.

Dis-moi… Peut-on laisser les enfants jouer avec la nourriture?

Découvrir de nouveaux aliments et apprendre à les aimer passe par le goût mais également par la vue et le toucher.
Quand on lui offre des cubes de pastèques, Nicolas les regarde, les prend du bout des doigts, s’amuse à les empiler et les soulève comme une fusée. Ces manipulations lui permettent non seulement de se familiariser avec cet aliment mais aussi d’exercer sa capacité à saisir de petites choses, à contrôler ses gestes et améliorer sa coordination. En écrasant la pastèque entre ses doigts, Nicolas découvre sa texture et constate que c’est tout plein de liquide. Quand il porte le morceau de pastèque à sa bouche, c’est avec plaisir qu’il en goûte le jus sans le croquer.
Les jeunes enfants aiment explorer leur nourriture et essaient peu à peu de se nourrir seuls avec leur doigts puis avec la cuillère. En laissant l’enfant manipuler, tâter et mâchouiller sa nourriture sans trop de restrictions, l’adulte lui donne l’occasion de découvrir ses aliments sous différents angles. Pour Nicolas, les moments de repas et de collations sont donc des moments de découverte et d’apprentissage comme lorsqu’il joue avec ses amis.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Laisser l’enfant explorer la nourriture qu’il a dans son assiette. En effet, le plaisir de manger passe par les cinq sens ainsi le toucher est aussi important que le visuel, l’olfactif ou le gustatif.
  • Le fait de prendre les aliments dans sa main va faire, par ailleurs, travailler sa motricité fine (et surtout la pince de la main)
  • Prévoir un tablier de table pour que l’enfant puisse explorer les aliments sans risque qu’il se tache ou se salisse.
  • Mettre en place des ateliers repas où l’enfant peut toucher, tripatouiller, mâchouiller… les aliments et surtout ceux qu’il ne connaît pas.

Pour aller plus loin

Pourquoi faire participer les enfants à la préparation des repas ?

“Moi aussi, je veux cuisiner!” Telle est la supplique que vous adressent vos chers bambins. Si pour nous, cuisiner peut relever de la corvée, pour les enfants, c’est comme bricoler ou jouer ! En plus, cuisiner est un bon moyen de leur faire découvrir de nouveaux aliments tout en éveillant leurs papilles gustatives.
Alors, tous aux fourneaux avec ce nouvel épisode de la série Dis-moi qui vous explique comment faire participer les enfants à l’élaboration des repas.

Dis-moi… Pourquoi faire participer les enfants à la préparation des repas ?

Préparer le repas est une activité très appréciée par les enfants : en plus de se familiariser avec les aliments, ils peuvent mettre à profit leur créativité. Plonger la cuillère dans la sauce pour l’étendre sur la pâte à pizza, choisir les morceaux de poulets, saisir le fromage à pleines mains sont d’autant d’actions qui permettent à l’enfant d’exercer le contrôle et la coordination de ses mouvements. L’enfant qui choisit les ingrédients et décide des quantités augmente son sentiments de compétences et sa confiance en lui.
Quand l’enfant en est à ses premières expériences culinaires, l’adulte peut l’encourager et éviter d’imposer trop de règles qui pourraient réduire son plaisir d’expérimenter ; un peu comme on laisse dessiner un enfant sans trop de contraintes. On peut le laisser préparer un plat selon ses envies : c’est une belle occasion pour lui d’exercer son autonomie.
L’enfant peut aussi collaborer au choix de la recette et participer aussi à l’achat des ingrédients ; ce qui augmentera son plaisir de préparer son repas. C’est avec bonheur que Bastien et ses amis savourent la pizza qu’ils ont eux-mêmes préparés.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Laisser l’enfant vous aider au choix de la recette entre 2 ou 3 recettes pré-choisies (avec des photos) et participer aux courses. Choisir augmente le “pouvoir personnel” de l’enfant
  • Mettre à disposition de l’enfant :
    • des aliments faciles à attraper ou à étaler, et/ou une préparation facile à mélanger (ex : préparation pour gâteau)
    • des ustensiles de cuisine adaptés à l’âge de l’enfant.
  • Préparer en amont les aliments à utiliser (les légumes, la viande etc…) pour éviter l’utilisation de couteaux à portée de main des enfants
  • Laisser l’enfant libre de sa préparation afin qu’il développe sa créativité, son autonomie et ses capacités d’exploration.
  • Permettre à l’enfant de goûter au fur et à mesure la préparation et lui demander ce qu’il en pense (amer, salé, sucré, acide, grumeleux, goût de fruit....)

 

Pour aller plus loin

Comment aider l’enfant à s’endormir ?

La routine du sommeil revient tous les jours, que ce soit à la sieste ou le soir. S'il n'existe pas de méthodes miracles pour endormir les enfants, certaines conditions sont plus propices au sommeil.
Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous donne quelques conseils pour accompagner l’enfant en toute sérénité dans les bras de Morphée.

Dis-moi… Comment aider l’enfant à s’endormir ?

Le sommeil est nécessaire pour le développement du cerveau, la croissance du corps et le renforcement du système immunitaire. En faisant des activités calmes avant le coucher et en diminuant la lumière, l’adulte prédispose l’enfant à mieux s’endormir. C’est la glande pinéale ou épiphyse qui sécrète la mélatonine que l’on appelle l’hormone du sommeil. Elle est produite en absence de lumière et a pour mission principale de réguler le cycle du sommeil et de l’éveil. Tamiser ou éteindre la lumière aide donc l’enfant à s’endormir. Au contraire, la lumière vive et intense, comme celle des écrans, freine la production de mélatonine, ce qui nuit au sommeil.
Établir une routine prévisible au coucher rassure l’enfant car il sait ce qu’il va se passer. Lorsqu’il se sent en sécurité, il peut s’endormir plus facilement. Au besoin, une couverture ou un doudou auquel il est particulièrement attaché peut l’aider à se réconforter. Calme et détendu, l’enfant rejoint alors le pays des rêves en toute quiétude.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Établir une routine prévisible comprenant des activités calmes au coucher rassure l’enfant car il sait ce qu’il va se passer.
  • Proposer à l’enfant son doudou ou autre objet réconfortant (veilleuse, musique...) afin de le rassurer si de l’angoisse se fait ressentir.
  • Bannir les écrans avant le sommeil afin de favoriser la production de mélatonine.
  • Si le sommeil de l’enfant devient problématique pour la famille (fatigue intense des parents...), n’hésitez pas à en parler avec un spécialiste et surtout vous faire aider pour votre entourage. Il est important de vous protéger autant que protéger l’enfant.
  • Afin que l’enfant prenne l’habitude de s’endormir par lui-même, essayer dans la mesure du possible de le coucher quand il est encore éveillé.

 

Pour aller plus loin

Peut-on laisser un enfant jouer seul, à l’écart du groupe ?

Alors que vous êtes en train de mettre en place une activité de groupe, un des enfants se met à l’écart du groupe pour jouer seul. Vous êtes alors quelque peu inquiet par son attitude, bien que vous sachiez que le jeu libre est la première forme de jeu à laquelle s’adonnent les bébés.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous donne les clés pour comprendre votre rôle dans pareille situation.

Dis-moi… peut-on laisser un enfant jouer seul, à l’écart du groupe ?

Bien sûr ! Le fait qu’un enfant se retire pour jouer seul et librement n’est pas un problème. Néanmoins, vous devez vous assurer que l’enfant ne reste pas dans son coin ou ne s’isole pas pour éviter d’entrer en relation avec ses autres camarades.

Dans la situation présentée, Jérémie s’écarte du groupe pour jouer dans le coin costumes alors que ses petits camarades réalisent l’activité de bricolage proposée par l’institutrice. Il essaye plusieurs déguisements avant de trouver celui qui lui convient. Ainsi, l’absence de règles encourage la créativité de l’enfant et l’amène à faire des choix par lui-même ce qui développe son autonomie et sa confiance en lui.

En offrant la liberté de jouer seul et en n’intervenant pas dans le jeu, l’adulte permet à l’enfant de passer un bon moment tout en lui permettant d’apprendre son rythme.

L’importance du jeu libre

Tous les enfants ont besoin de jouer seuls : c’est comme un retour aux sources pour eux car c'est ainsi qu’ils ont commencé. En effet, ce n’est que vers 2-3 ans qu’ils commencent à partager des jeux avec d’autres enfants, d’abord sans interagir puis en développant la coopération, l’entraide et le compromis.
Jouer seul apporte de nombreux bienfaits à l’enfant : il va y développer son autonomie, créativité et sa confiance en lui. Cela va lui permettre de découvrir son environnement et ses limites.
S'isoler d’un groupe peut aussi être ressourçant pour celui qui passe ses journées en collectivité : le jeu libre peut alors se révéler comme un temps plus calme où l’enfant recharge ses batteries.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Laisser des jouets adaptés à son âge, ses goûts et ses capacités à portée de mains.
  • Laisser l'enfant prendre des initiatives et expérimenter.
  • Garder un œil sur l’enfant, sans intervenir ; vous pouvez faire des commentaires positifs sur son jeu pour l’encourager.
  • Permettre à l’enfant qui s’est isolé de raconter/montrer ce qu’il a fait aux autres et de découvrir ce que ses camarades ont fait.

En savoir plus sur le sujet :

Pour aller plus loin :

Pourquoi laisser les enfants jouer sans règles ni consignes

Qu’est-ce que les enfants apprennent en imitant les grands ?

Imiter ceux qui l’entourent est l’activité préférée du tout-petit dès son plus jeune âge. D’ailleurs dans ce nouvel épisode de la série Dis-moi Amélie et sa petite sœur jouent à faire semblant de cuisiner avec leur poupée préférée. Un simple jeu me dirait vous. Que nenni ! Ce mimétisme est indispensable au développement de chaque enfant : c’est en imitant le monde qui l'entoure que l’enfant grandit.

Dis-moi… Qu'est ce que les enfants apprennent en imitant les grands ?

Pour Amélie et Eliane, comme pour tous les enfants, faire comme les grands c’est du sérieux. Les enfants ne jouent pas dans le but d’apprendre mais c’est en jouant qu’ils apprennent le plus. En imitant les grands, l’enfant développe sa capacité à observer et à mémoriser ce qu’il voit et entend. En répétant les gestes, il exerce le contrôle et la coordination de ces mouvements.
En grandissant, l’enfant fait plus qu’imiter : il s’inspire du monde qui l’entoure pour s’inventer des jeux et des scénarios de plus en plus complexes. Il se glisse dans la peau d’un personnage qu’il se crée et interagit avec ses amis en adoptant un autre point de vue. Cela contribue à développer son empathie et sa capacité à coopérer.

Autour de 4 à 5 ans, les scénarios se complexifient encore et les objets se transforment au gré de leur imagination. Le langage et la créativité de l’enfant sont mises à profit : un drap devient une maison, une boîte de carton un mystérieux coffre aux trésors. L’adulte peut contribuer à ces jeux en rendant accessible aux enfants du matériel varié et stimulant. Donner du temps et de l’espace à l’enfant pour jouer et imiter les adultes leur permet donc de développer de multiples habiletés.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Rendre accessible aux enfants du matériel varié et stimulant pour ses jeux d’imitation : cela va contribuer aussi au développement de son imagination.
  • Donner du temps et de l’espace à l’enfant pour jouer et imiter les plus grands.
  • L’enfant prend l’adulte comme exemple : en adoptant un comportement bienveillant et altruiste, l’enfant aura tendance à vous imiter (c’est aussi vrai si vous adoptez un comportement violent et agressif).
  • Avant l’acquisition du langage, les enfants s’imitent pour communiquer : il peut être intéressant d’avoir donc en plusieurs exemplaires des objets ou jouets que les enfants peuvent utiliser en même temps.
  • Imiter les plus grands c’est aussi s’approprier les règles de la société

Pour aller plus loin :

Comment encourager les enfants à parler et à communiquer ?

Dès le début de sa vie, Bébé développe des habiletés de communication : il découvre les sons de sa langue et apprend peu à peu à communiquer. En grandissant, il va comprendre des mots, commencer à parler, apprendre et enrichir son vocabulaire. Un apprentissage qui va se poursuivre jusqu’à l’école.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous aide à mieux comprendre l’importance des interactions avec l’enfant pour le développement de son langage.

Dis-moi… Comment encourager les enfants à parler et à communiquer ?

Âgées d’environ 2 ans, Adèle et Elodie se promènent dans la nature avec leur éducatrice, Sandra : au cours de la promenade, elles échangent sur ce qu’elles voient et entendent. L’une des petites filles connaît déjà plusieurs mots et commence à faire de courtes phrases. En échangeant avec l’enfant, l’adulte enrichit son vocabulaire et lui permet d’exercer sa prononciation. Il peut aussi encourager l’enfant à développer son langage en posant des questions ouvertes pour favoriser les échanges.
Le jeu est aussi un excellent vecteur de communication : en inventant des histoires, les enfants entrent en interaction et s’encouragent mutuellement à communiquer et à parler. Lorsque les enfants d’âge différents jouent ensemble, il y a une vraie émulation : les plus petits ont envie de parler comme les grands. En parlant de plus en plus, Adèle et Elodie développent un moyen privilégié d’entrer en relation avec les autres.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Parler à l’enfant en décrivant ce que vous êtes en train de faire.
  • Répéter ce que dit l’enfant pour lui faire entendre la bonne prononciation des mots et lui montrer ce que nous avons compris.
  • Poser des questions ouvertes, c'est-à-dire auxquelles on ne peut répondre par oui ou non.

En savoir plus :

Pour aller plus loin :

Pourquoi faut-il souvent répéter les mêmes consignes aux enfants ?

Emile, âgé de 4 ans, saute dans une petite pataugeoire qu’il partage avec ses amis : il retombe sur ses fesses et non sur ses pieds comme son éducatrice, soucieuse de sa sécurité. En tant qu’adulte, il peut vous sembler que l’enfant fait exprès de ne pas vous écouter ou de ne pas respecter une règle. Alors qu’en fait, il s’agit d’une question de maturité du cerveau.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous aide à mieux comprendre l’influence du cerveau sur le développement de la mémoire de travail.

 

Dis-moi… Pourquoi faut-il souvent répéter les mêmes consignes aux enfants ?

Le cerveau d’un jeune enfant n’est pas suffisamment développé pour être capable de bien retenir les consignes. Surtout si l’enfant est occupé à jouer ! Cette capacité à capter et à retenir les informations pour une courte période s’appelle la « mémoire de travail ». Elle permet à l’enfant de se souvenir où il a déposé les ciseaux ou de retenir les règles de jeu plus complexes, par exemple. La plupart des enfants de moins de 4 ans peuvent retenir une ou deux consignes très simples. Mais l’adulte doit répéter !
En grandissant, cette capacité d’enregistrer plusieurs informations à la fois devient plus grande.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Organiser des activités avec peu de règles en fonction des capacités de l’enfant.
  • Donner des consignes simples en adaptant le vocabulaire utilisé selon l’enfant et son âge.
  • Se mettre à hauteur d’enfant pour que vous soyez les « yeux à yeux ».
  • Répéter avec patience les consignes en expliquant à l’enfant l’utilité de la consigne.
  • Retenir que l’enfant ne fait pas « exprès » de ne retenir les consignes : son cerveau immature ne lui permet pas d’enregistrer trop de règles en une seule fois.
  • Proposer à l’enfant de co-construire une consigne qui est satisfaisante à la fois pour lui et pour l’adulte

En savoir plus

Comment savoir si un enfant est gaucher ou droitier ?

Dans les premiers mois de leur vie, nos bébés sont tous ambidextres. Que ce soit avec la main gauche ou droite, ils cherchent à attraper tout ce qu’ils ont à portée. Pas le temps de choisir leur main préférée, ils doivent déjà coordonner ses mouvements. Le processus de latéralisation, ou plus simplement le fait d’être droitier ou gaucher, est en fait un processus long qui ne prend fin qu’à l’entrée en maternelle.

Ce nouvel épisode de Dis-moi vous permet de mieux comprendre les différentes étapes de celui-ci.

 

Dis-moi… Comment savoir si un enfant est droitier ou gaucher ?

Certains enfants présentent rapidement une préférence à utiliser l’une des deux mains pour saisir ou pointer un objet mais cette préférence ne se consolide qu’entre 4 et 6 ans. Dans cette épisode pourtant, quand Céline, l’éducatrice, présente le hochet à Mamanbayan, elle le saisit de sa main gauche. Plus tard, Mamanbayan prend le tube de carton de la main droite.
En bas âge, l’enfant se sert généralement de ses deux mains pour manipuler des objets. Vers l’âge de 2 ans, avec la maturation du cerveau, l’expérimentation et la répétition des mouvements, la préférence pour une main commence à émerger. Mais il continue à expérimenter la droite et la gauche selon les activités proposés. C’est entre 4 et 6 ans, que l’enfant montre une préférence marquée pour la gauche ou la droite. Avant cet âge, l’enfant ne peut donc pas réaliser des tâches avec précision.
Mamanbayan utilise sa main droite dans certaines activités et sa main gauche dans d’autres. Elle cherche encore la main avec lequel est lae plus habile. C’est au fil du temps, en lui offrant de multiples occasions de manipuler les objets que les adultes qui l’entourent pourront observer si elle est droitière ou gauchère.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Proposer à l’enfant à de nombreuses occasions d’utiliser sa main gauche et/ou sa main droite.
  • Dans certaines activités comme les repas, proposer à l’enfant de tenir deux objets identiques, par exemple une cuillère, dans chacune de ses mains pour qu’il pourra utiliser selon sa préférence.
  • Observer l’enfant et sa façon d’être : le choix de ses appuis, sa préférence marquée pour une main peuvent être de bons indicateurs pour savoir s’il est droitier ou gaucher.

Pour aller plus loin

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