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L’allaitement, ça coule de source ?

Quand nous entendons allaitement, nous comprenons souvent allaitement au sein. Or, allaiter, c’est aussi donner du lait à un nouveau-né, nourrir son tout-petit. En partant de ce raisonnement, nous pouvons donc admettre qu’il existe plusieurs façon d’allaiter ces petits puttini, et que le choix de donner le sein ou du lait infantile implique avant tout le bien-être des personnes concernées, soit les parents et l’enfant (et pas celui de votre belle-mère ou des copines 😉).

Beaucoup de crispations se nouent autour de ce choix et chacun va de ses convictions, de ses peurs et de ses rêves. Il n’est pas aisé de faire le tri dans la masse d’information plus ou moins consciente que nous recevons. Avouons-le simplement, l’image souvent renvoyée du mammifère allaitant son petit a tendance à mettre mal à l’aise, et les partisans de l’allaitement contre vents et marées ne rassurent pas plus. Avant de faire un choix, mieux vaut savoir les avantages et les inconvénients de telle ou telle pratique. Choisir en connaissance de cause et en cohérence avec son mode de vie, c’est faire le bon choix !

Combien de bébés sont allaités (au sein) en France ?

Avant de voir les avantages et les inconvénients de telle ou telle pratique, tentons de voir ce que les chiffres nous disent sur l’allaitement en France.

L’Enquête nationale périnatale rédigée par l’INSERM et la DREES nous indique que la « fréquence de l’allaitement maternel exclusif durant le séjour à la maternité a diminué de manière importante entre 2010 et 2016, de 60 % à 52 % ; de plus, l’allaitement maternel à la maternité, qu’il soit exclusif ou mixte, a légèrement diminué, de 68 % en 2010 à 66 % en 2016. » Ce chiffre est légèrement plus haut en ce qui concerne les DROM (Département et région d'outre-mer). Un autre élément pondère ces chiffres concernant les femmes en situation précaire qui sont moins nombreuses à adopter un allaitement maternel exclusif avec 44,1 % contre 53,3%.Alors que l’allaitement semble unanimement recommandé, il semble que l’accompagnement à l’allaitement dans les maternités soit corrélé à ce score. L’Enquête nationale périnatale nous explique en effet qu’en 2016, 33% des maternités déclarent ne pas avoir de personne référente pour l’allaitement. Ce chiffre monte à 57 % pour les maternités de moins de 500 accouchements par an.

L’Étude Epifane 2012-2013 (Épidémiologie en France de l'alimentation et de l'état nutritionnel des enfants pendant leur première année de vie), nous précise que la durée médiane de l’allaitement maternel est de 15 semaines.

La France, avec 66% de bébés allaités (exclusivement ou mixte) lors de leur séjour en maternité, n’est pas la nation de l’allaitement. Ailleurs en Europe, les chiffres parlent d’eux-même : Au Danemark, plus de 95% des bébés sont exclusivement allaités (contre 52% en France), au Portugal, plus de 98% des bébés ont également bénéficié de ce traitement.

Pas de quoi pour autant revêtir un bonnet d’âne et filer au piquet ! D’autres pays européens ont des taux d’allaitement bien plus faibles. L’Irlande, par exemple, compte 53% de bébés allaités lors de leur séjour en maternité.

Allaitement ou pas ?

Que ce soit en France ou à l’étranger, il existe différentes pratiques. La culture du pays et le ressenti de chacun est indispensable à prendre en compte. Malgré cela, le choix du mode de nutrition reste un choix individuel et nous ne pouvons qualifier de meilleur l’allaitement ou le lait infantile avec de simples chiffres.

Voici donc quelques éléments à mettre dans la balance que nous avons glané ici et là, au fil de nos lectures et de nos expériences. Nous souhaitons qu’ils puissent vous aider à faire votre choix le plus sereinement possible.

Les avantages

Selon le rapport Santé Périnatale Européen, l’allaitement maternel présente de nombreux avantages pour la santé du bébé et de la maman, et ses bénéfices sont reconnus par l’ensemble de la communauté scientifique :

  • il contribuerait au développement cognitif et sensoriel de l’enfant ;
  • l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) n’hésite pas à affirmer qu’il « réduit la mortalité de l’enfant et que ses bienfaits pour la santé se ressentent jusqu’à l’âge adulte », en augmentant la résistance aux infections et en protégeant ce futur adulte des infections chroniques, donc de meilleures défenses immunitaires ;
  • il réduit les risques de cancer ovarien et mammaire et prévient l’ostéoporose pour l’allaitante ;
  • toujours prêt, le lait maternel ne nécessite pas de préparation et ne risque pas d’être mal dosé ;
  • il est gratuit ;
  • il permet de perdre plus facilement les kilos de la grossesse et de refermer la barrière abdominale ;
  • il permet un effet contraceptif dans une certaine mesure.

Les inconvénients

  • un allaitement exclusivement au sein peut limiter l’autonomie, voire la liberté de la maman : pas facile de prévoir une sortie avec les amis si il faut être disponible toutes les deux heures ;
  • le second parent peut se sentir laissé pour compte. Le rôle nourricier est un rôle valorisant et ne manque pas d’offrir de beaux instants de complicité avec son petit d’homme ;
  • il ne permet pas de quantifier le lait donné à l’enfant de manière « millilitrée » et peut de ce fait être déstabilisant ;
  • la montée de lait est impressionnante et le sein, souvent vécu comme attribut sexuel plus que comme organe, peut perdre de sa superbe ;
  • il faut continuer à surveiller son alimentation et surtout rester à un régime sans alcool ;
  • le regard des autres peut être difficile à supporter.

À bien y regarder, et hormis l’aspect salutaire, les pour et les contres ont souvent les inconvénients de leurs avantages ou inversement.

Quelques conseils

L’OMS « recommande désormais l’allaitement exclusif au sein pendant les six premiers mois de la vie » avec une poursuite « jusqu’à l’âge de deux ans au moins, en l’associant à une alimentation de complément qui convienne. »

Nos modes de vie ne permettent pas toujours d’organiser un allaitement d’une telle durée. Même court, l’allaitement reste bénéfique pour Bébé et l’Assurance Maladie n’hésite pas à le recommander.

Certains scientifiques britanniques remettent même en question la durée de l’allaitement exclusif pendant 6 mois en arguant le manque de preuves scientifiques pour le justifier (cf. article de Naître et grandir - Allaitement: écouter les autorités ou bébé?). Cela nous rappelle que le Bon sens (avec une majuscule, oui) a toute sa place et que Bébé peut aussi avoir son mot à dire. Ainsi, l’introduction d’aliments peut intervenir à partir du 4ème mois car sa capacité à avaler se précise. Quoi qu’il en soit, parlez-en ouvertement avec votre professionnel de santé préféré.
L’allaitement n’est pas un geste si « naturel » dans notre société. C’est aussi un comportement acquis qui nécessite un accompagnement dans la mesure où il y a plein d’astuces pour qu’il se passe bien, selon les souhaits du duo parent(s)/enfant. L’OMS n’hésite pas à parler du besoin d’un « soutien actif » et de conseils de la part de personnes référentes. Les maternités sont l’endroit idéal pour vous orienter en fonction de vos choix. Les sages-femmes et puéricultrices, loin de juger votre/vos préférence(s), connaissent une myriade d’astuces pour apprendre à nourrir son chérubin dans les meilleures conditions. N’hésitez pas à leur demander conseil !

N.B. : Si vous faites le choix d’allaiter, votre professionnel de santé ne manquera pas de prescrire vitamine D et K pour votre ange. Les laits infantiles 1er âge, bien adaptés aussi aux besoins du nourrisson, présentent de la vitamine K dans leur composition. Ainsi, Bébé n’aura pas besoin de cette dernière en complément.

Et en conclusion ?

S’il est intéressant pour ses bienfaits sur la santé du duo allaitant-allaité, l’allaitement ne doit pas être vécu telle une contrainte. Un allaitement subi pourrait être préjudiciable à la relation si intense qui se noue dans les premiers mois avec ce petit Bout’chou. Allaiter pour répondre à une injonction des professionnels de santé, de sa famille ou de la société en général, n’est clairement pas recommandable.

Rappelons-le, le lait infantile est dosé parfaitement pour répondre aux besoins nutritionnels de Bout’chou. Il n’est donc pas question de culpabiliser lorsque l’on choisit le biberon ! Il ne faut pas non plus oublier que le biberon n’est pas toujours un choix. L’option allaitement au sein n’est pas toujours possible et le biberon est une merveilleuse invention !

Vous l’aurez compris, l’allaitement est un choix personnel !

Pour aller plus loin :


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Enfant 3-12 ans
Apprendre à ranger sa chambre

La chambre de votre enfant est envahie de jouets et gadgets en tout genre. Garder un lit fait plus de 10 minutes est une victoire personnelle et marcher sans écraser un seul jouet une prouesse d’équilibriste (non parce qu’un lego sous un pied c’est juste ….très douloureux…).

Parce que nous vous comprenons, nous sommes partis à la recherche d’astuces pour une chambre rangée ou proprement désorganisée toute l’année.

Penser accessibilité

Il faut penser petit. Aux yeux de votre enfant, vous êtes un géant. Tout vous est accessible (étagère, penderie, table à langer, lit). Vous êtes parfaitement autonome et Ptiloup aimerait bien l’être aussi. Attention “il ne s’agit pas d’abandonner un enfant à lui même pour qu’il fasse ce qu’il veut mais de lui préparer un milieu où il puisse agir” comme nous l’indique Maria Montessori. Chouchou doit simplement être acteur de son environnement. Réalisez ou achetez des meubles à sa taille. Équipez-vous de mini-bacs comme le bac à album Up et attribuez chaque bac à une catégorie de jeu : Ex : le bac à poupée, le bac à voitures, le bac à doudous….C’est un premier tri et c’est surtout très efficace pour retrouver la dernière voiture rouge qui roule super vite (parmi des dizaines de voitures rouges qui roulent super vite).

Créer des espaces

Non, la couette n’est pas un tapis de courses, le lit un trampoline et les rideaux ne sont pas franchement conçus pour faire une cabane….quoique dans une cabane, on dort très bien. Mais pour éviter que le bazar ne devienne un état permanent de la chambre, on crée des espaces. C’est ce qu’on appelle le bazar organisé 😉

  • L’espace pour dormir : Lit, commode, veilleuse… Cet espace cosy, douillet invite au repos et doit être accessible pour faciliter l’autonomie (par exemple le lit cocon…) Ainsi, si Ptiloup ressent le besoin de se reposer il ira “se ranger” tout seul comme un grand.
  • L’espace pour jouer. Dans cet espace, c’est simple il y a des jeux, des jeux et encore des jeux. Il n’est pas nécessaire d’y entreposer tous les cadeaux de Noël. Un florilège de 3 à 6 types de jouets fera l’affaire. Échangez certains jouets tous les 2 ou 3 semaines pour stimuler l’éveil de votre enfant et faites appel à sa créativité et à son imaginaire.
  • L’espace pour s’habiller et faire sa toilette. Attention il ne s’agit pas d’aménager un dressing avec salle de bain attenante. Une petite penderie avec une commode avec quelques tiroirs suffisent. Accrochez un petit miroir au mur pour que Ptiloup puisse s’habiller (ou choisir sa tenue) tout seul le matin. Et le soir, on n’oublie pas de mettre ses chaussettes et son slip étoiles dans le bac à linge sale.

Expliquer ce que c’est que ranger

Nous avons tous une vision du rangement (et de la propreté) différente. Pour un enfant, ranger rimera le plus souvent avec cacher. Pour l’adulte, ce sera trier, nettoyer, plier, regrouper (sans entasser). Alors, pour éviter toute déconvenue, crise et hurlement, pourquoi ne pas prendre le temps d’expliquer ce qu’on entend par ranger et accompagner Ptibout dans sa démarche. Par exemple :

Pour les enfants de moins de 3 ans :

  • Ranger ses livres et ses jouets
  • Ranger son cartable
  • Préparer ses vêtements pour le lendemain
  • Ranger son manteau et ses chaussures

Pour les plus de 3 ans :

  • Faire son lit avant de partir à l’école
  • Ranger son bureau pour les leçons
  • Ranger ses vêtements dans la commode
  • Préparer et ranger sa boîte à goûter

Le ménage et ses vertus

Aussi étrange que cela puisse paraître, le ménage a de nombreuses vertus thérapeutiques et éducatives (oui, oui !). En rangeant leur chambre, les enfants apprennent à devenir autonome. Ils acquièrent des automatismes (qui sauront faire la différence à l’adolescence…). Vous leur faites confiance, ils se sentent responsables et utiles. Et puis ils ne s’agit pas de transformer Ptiloup en Cosette des temps modernes, le rangement c’est aussi à quatre, six ou huit mains quand c’est vraiment le bazar. Pourquoi ne pas imaginer un jeu “celui qui range le plus vite…?”  Et vous verrez... ça se passera tout de suite mieux.

Retrouvez nos autres astuces “chambre enfant” sur l’article Aménager une chambre d’enfant

Quelques objets pour une chambre au carré :

BAC À ALBUMS Up

Contour de matelas Cocon + Matelas Waterproof

RANGEMENT

ARBRE PORTEMANTEAU Cactus

Coffre

Sources :

Huffington post

Parents

Blog assistante maternelle

Naître et grandir

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