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L’art de manier la couleur dans vos établissements

A l’image de la sécurité, l’hygiène ou l’acoustique, le choix des couleurs est considéré comme un élément déterminant de l’apprentissage et du développement. Différentes études réalisées auprès des professionnels de l’éducation et de designers ont démontré l’influence des couleurs appliquées aux murs et aux éléments mobiliers sur les émotions des enfants. S’intéresser au langage des couleurs n’a donc rien d’anodin : créer une ambiance adaptée aux groupes d’âge permet d’en optimiser les apprentissages, le bien-être et le développement. Découvrez comment.

 Un langage propre aux couleurs

A la crèche, à l’école ou dans tout autre lieu, les couleurs ont un pouvoir secret : elles véhiculent des codes qui influent sur notre comportement. Chaque couleur possède ainsi une symbolique, des sens qui nous guident pour les associer de façon harmonieuse :

  • le jaune apporte le soleil dans les pièces. Il apporte la bonne humeur et a un effet positif sur la mémoire ;
  • l’orange inspire la confiance et la convivialité tout en améliorant les comportements sociaux ;
  • le rouge est la couleur la plus dynamique mais aussi la plus agressive. Elle fait peur aux nourrissons et engendre du stress et de l’anxiété pour les plus grands si elle est omniprésente ;
  • le bleu, symbole de l’eau et du ciel, prédispose à la confiance et à la tranquillité. Il influe positivement sur le stress et la nervosité ;
  • le vert représente la nature et la sécurité. Couleur fraîche et apaisante, il favorise la concentration tout en ayant un effet relaxant ;
  • les tons bruns offrent une atmosphère chaleureuse naturelle. Ils ont un effet décontractant, agissent de façon protectrice renforçant ainsi l’impression de confort et sécurité ;
  • le beige appelle au calme. Les teintes pastels favoriseraient en crèche les apprentissages cognitifs et la motricité fine ;
  • le blanc est un complément de couleur. Utilisé seul, il provoque une sensation de vide.

Lors de l’aménagement de toute pièce, l’harmonie créée par le revêtement au sol, les peintures murales et l’aménagement des produits est une variable dominante dans la perception du monde de l’enfant. La couleur devient alors un adjuvant pour l’enfant : elle l’aide à développer ses sens mais génère aussi des réactions particulières chez l’enfant. Créer un environnement agréable, rassurant et ludique est donc essentiel pour favoriser son développement.

Comment agencer les couleurs ?

 Le choix des couleurs utilisées dans un pièce doit prendre en compte :

  • l’âge des enfants concernés ;
  • la fonction de la pièce ou les activités qui s’y déroulent ;
  • la durée de l’occupation de la pièce : teintes pastel et naturelles pour une occupation longue, multicolore pour une occupation courte.

La couleur au service du développement des 0-3 ans

Plus les enfants sont jeunes, plus les contrastes de couleurs doivent être faibles afin d’apporter confiance et calme. Ainsi, de 0 à 1 an, les tons pastels seront d’excellents auxiliaires pour aider Bébé dans ses premiers apprentissages. C’est dans cette optique que nous avons créé des nouveaux coloris “nature” pour habiller nos tapis.

En parallèle, chaque aménagement d’EAJE doit être au service de la “promenade” de l’enfant au quotidien :

  • Pour se repérer et rechercher les limites de son environnement, l’enfant va utiliser sa mémoire visuelle afin de se guider en sécurité. Il est donc important de valoriser la zone d’accueil avec des couleurs vitaminées et lumineuses qui se complètent.
  • La salle d’activités doit jouer le rôle de stimulation afin de faciliter le développement des capacités motrices de l’enfant. La palette chromatique sera donc orientée vers des couleurs vives et dynamiques, tournées vers le jaune-orange.
  • Dans l’espace de sieste, pas question de faire s’entrechoquer les couleurs. L’idée est de créer une harmonie simple, intimiste et apaisante. Les tonalités froides et naturelles aux vertus apaisantes seront privilégiées pour un appel à la détente.

De 3 à 12 ans, entre communication et éducation

L'entrée à l’école maternelle marque une nouvelle étape dans le développement de l’enfant : il fait son entrée dans un nouveau processus d’apprentissage où les couleurs vont avoir un fort impact sur ses capacités de mémorisation, d'apprentissages et de développement personnel. Privilégiez les couleurs claires pour le mobilier de la salle de classe afin de faciliter la concentration des enfants. Pour favoriser les apprentissages, utilisez l’orange, le bleu clair ou le vert-jaune. Seul le rouge est à proscrire car il est synonyme d’agitation et peut renvoyer à un lieu qui sanctionne.

Maintenant que le langage des couleurs n’a plus de secret pour vous, il ne vous reste plus qu’à jouer sur les associations de couleurs pour aménager votre espace et offrir à votre structure la touche esthétique qui lui donnera son identité.

Pour aller plus loin :

Mobiliers en mousse, tapis, découvrez notre large choix de couleurs de toile enduite pour aménager vos espaces et créer des ambiances harmonieuses

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Bébé 0-3 ans
Peut-on laisser un enfant jouer seul, à l’écart du groupe ?

Alors que vous êtes en train de mettre en place une activité de groupe, un des enfants se met à l’écart du groupe pour jouer seul. Vous êtes alors quelque peu inquiet par son attitude, bien que vous sachiez que le jeu libre est la première forme de jeu à laquelle s’adonnent les bébés.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous donne les clés pour comprendre votre rôle dans pareille situation.

Dis-moi… peut-on laisser un enfant jouer seul, à l’écart du groupe ?

Bien sûr ! Le fait qu’un enfant se retire pour jouer seul et librement n’est pas un problème. Néanmoins, vous devez vous assurer que l’enfant ne reste pas dans son coin ou ne s’isole pas pour éviter d’entrer en relation avec ses autres camarades.

Dans la situation présentée, Jérémie s’écarte du groupe pour jouer dans le coin costumes alors que ses petits camarades réalisent l’activité de bricolage proposée par l’institutrice. Il essaye plusieurs déguisements avant de trouver celui qui lui convient. Ainsi, l’absence de règles encourage la créativité de l’enfant et l’amène à faire des choix par lui-même ce qui développe son autonomie et sa confiance en lui.

En offrant la liberté de jouer seul et en n’intervenant pas dans le jeu, l’adulte permet à l’enfant de passer un bon moment tout en lui permettant d’apprendre son rythme.

L’importance du jeu libre

Tous les enfants ont besoin de jouer seuls : c’est comme un retour aux sources pour eux car c'est ainsi qu’ils ont commencé. En effet, ce n’est que vers 2-3 ans qu’ils commencent à partager des jeux avec d’autres enfants, d’abord sans interagir puis en développant la coopération, l’entraide et le compromis.
Jouer seul apporte de nombreux bienfaits à l’enfant : il va y développer son autonomie, créativité et sa confiance en lui. Cela va lui permettre de découvrir son environnement et ses limites.
S'isoler d’un groupe peut aussi être ressourçant pour celui qui passe ses journées en collectivité : le jeu libre peut alors se révéler comme un temps plus calme où l’enfant recharge ses batteries.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Laisser des jouets adaptés à son âge, ses goûts et ses capacités à portée de mains.
  • Laisser l'enfant prendre des initiatives et expérimenter.
  • Garder un œil sur l’enfant, sans intervenir ; vous pouvez faire des commentaires positifs sur son jeu pour l’encourager.
  • Permettre à l’enfant qui s’est isolé de raconter/montrer ce qu’il a fait aux autres et de découvrir ce que ses camarades ont fait.

En savoir plus sur le sujet :

Pour aller plus loin :

Pourquoi laisser les enfants jouer sans règles ni consignes

Bébé 0-3 ans
Peut-on laisser les enfants jouer avec la nourriture ?

Lorsque vous étiez petit, vos parents vous ont sûrement répété à maintes reprises qu’il ne fallait pas jouer avec la nourriture. Pourtant, on considère aujourd’hui que c’est la meilleure manière pour eux de découvrir les aliments et de développer dès le plus jeune âge des habitudes alimentaires saines. En effet, les aliments présentent des aspects différents qui amènent les enfants à les manipuler, les goûter etc.

Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous aide à comprendre l’importance de la découverte sensorielle des aliments dans l’apprentissage de l’autonomie et le développement du goût.

Dis-moi… Peut-on laisser les enfants jouer avec la nourriture?

Découvrir de nouveaux aliments et apprendre à les aimer passe par le goût mais également par la vue et le toucher.
Quand on lui offre des cubes de pastèques, Nicolas les regarde, les prend du bout des doigts, s’amuse à les empiler et les soulève comme une fusée. Ces manipulations lui permettent non seulement de se familiariser avec cet aliment mais aussi d’exercer sa capacité à saisir de petites choses, à contrôler ses gestes et améliorer sa coordination. En écrasant la pastèque entre ses doigts, Nicolas découvre sa texture et constate que c’est tout plein de liquide. Quand il porte le morceau de pastèque à sa bouche, c’est avec plaisir qu’il en goûte le jus sans le croquer.
Les jeunes enfants aiment explorer leur nourriture et essaient peu à peu de se nourrir seuls avec leur doigts puis avec la cuillère. En laissant l’enfant manipuler, tâter et mâchouiller sa nourriture sans trop de restrictions, l’adulte lui donne l’occasion de découvrir ses aliments sous différents angles. Pour Nicolas, les moments de repas et de collations sont donc des moments de découverte et d’apprentissage comme lorsqu’il joue avec ses amis.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Laisser l’enfant explorer la nourriture qu’il a dans son assiette. En effet, le plaisir de manger passe par les cinq sens ainsi le toucher est aussi important que le visuel, l’olfactif ou le gustatif.
  • Le fait de prendre les aliments dans sa main va faire, par ailleurs, travailler sa motricité fine (et surtout la pince de la main)
  • Prévoir un tablier de table pour que l’enfant puisse explorer les aliments sans risque qu’il se tache ou se salisse.
  • Mettre en place des ateliers repas où l’enfant peut toucher, tripatouiller, mâchouiller… les aliments et surtout ceux qu’il ne connaît pas.

Pour aller plus loin

Bébé 0-3 ans
Comment aider l’enfant à s’endormir ?

La routine du sommeil revient tous les jours, que ce soit à la sieste ou le soir. S'il n'existe pas de méthodes miracles pour endormir les enfants, certaines conditions sont plus propices au sommeil.
Ce nouvel épisode de la série Dis-moi vous donne quelques conseils pour accompagner l’enfant en toute sérénité dans les bras de Morphée.

Dis-moi… Comment aider l’enfant à s’endormir ?

Le sommeil est nécessaire pour le développement du cerveau, la croissance du corps et le renforcement du système immunitaire. En faisant des activités calmes avant le coucher et en diminuant la lumière, l’adulte prédispose l’enfant à mieux s’endormir. C’est la glande pinéale ou épiphyse qui sécrète la mélatonine que l’on appelle l’hormone du sommeil. Elle est produite en absence de lumière et a pour mission principale de réguler le cycle du sommeil et de l’éveil. Tamiser ou éteindre la lumière aide donc l’enfant à s’endormir. Au contraire, la lumière vive et intense, comme celle des écrans, freine la production de mélatonine, ce qui nuit au sommeil.
Établir une routine prévisible au coucher rassure l’enfant car il sait ce qu’il va se passer. Lorsqu’il se sent en sécurité, il peut s’endormir plus facilement. Au besoin, une couverture ou un doudou auquel il est particulièrement attaché peut l’aider à se réconforter. Calme et détendu, l’enfant rejoint alors le pays des rêves en toute quiétude.

Comment accompagner l’enfant ?

  • Établir une routine prévisible comprenant des activités calmes au coucher rassure l’enfant car il sait ce qu’il va se passer.
  • Proposer à l’enfant son doudou ou autre objet réconfortant (veilleuse, musique...) afin de le rassurer si de l’angoisse se fait ressentir.
  • Bannir les écrans avant le sommeil afin de favoriser la production de mélatonine.
  • Si le sommeil de l’enfant devient problématique pour la famille (fatigue intense des parents...), n’hésitez pas à en parler avec un spécialiste et surtout vous faire aider pour votre entourage. Il est important de vous protéger autant que protéger l’enfant.
  • Afin que l’enfant prenne l’habitude de s’endormir par lui-même, essayer dans la mesure du possible de le coucher quand il est encore éveillé.

 

Pour aller plus loin

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